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CHAPITRE Il

Les « techniques » de mastoplastie

Nous l’avons dit, elles sont nombreuses. Un caractère commun, cependant : On ne peut les employer indifféremment en présence d’un cas déterminé. Chacune a ses indications particulières. Ceci provient en partie du fait que ces techniques ont à leur base un

principe isolé, un seul.

Ces principes bases sont les suivants :

Mastopexie ; Réalisation d’une sangle sous-mammaire ;

Déplacement du mamelon.

Toutefois, quelques-unes de ces techniques s’inspirent de plusieurs principes. Nous verrons, enfin. comment la technique du docteur Sénéchak réalise une heureuse synthèse, les principes étant les mêmes, perfectionnés.

Nous ne ferons que citer :

La « Mammectomie totale avec ou sans greffe libre du mamelon et de son aréole », préconisée par le

docteur Dartigues pour les monstruosités mammaires.

HO ee L'auteur en propose l'emploi systématique, car dans ce cas il ne saurait être question de callimastie, de

mastopexie, de mastoplastie.

I. — LA MASTOPEXIE est un principe utilisé surtout en connexion avec un des deux autres principes. Cependant, on relève quelques méthodes où il existe à l'état pur, telle la Mastopexie par voie axillotomique, décrite par Dartigues le 23 février 1924.

Cette opération consiste à suturer le prolongement axillaire de la glande au bord inférieur du grand pectoral le plus haut possible en dehors. L’incision est faite au point culminant de l’aisselle. On libère aussi loin qu’il le faut, d’une part la partie externe de la glande par « décollement cutané » ; d'autre part, la partie terminale du grand pectoral, Par deux ou trois anses de catgut chromé, on fixe la glande au muscle.

On resèque de la peau, à la demande du déplacement glandulaire effectué, sur la lèvre inférieure de lincision. |

Le résultat immédiat peut être satisfaisant à la condition qu’il s'agisse de seins peu ptosés et petits, car le tissu fibreux périglandulaire serait insuffisant pour soutenir un sein lourd.

De toutes façons d’ailleurs, le résultat immédiat de cette opération ne persistera pas intégralement. Il faut donc exagérer la traction pour avoir, en défini-

tive, le résultat souhaité. Lé sein est alors rejeté en dehors.

es A D'où inconvénients de la méthode :

Elle s’adresse à des cas bien restreints, Nécessite une incision visible, Ses résultats ne sont pas certains, en tous cas

pas durables.

La Mastopexie simple est abandonnée pratiquement. Roux, de Lausanne, a, nous avons vu, essayé ‘de suspendre le sein à la clavicule.

Les deux principes majeurs sont alors la sangle et le déplacement du mamelon, avec ou sans mastopexie.

IT. — LE PRINCIPE DE LA SANGLE : Est simple : La sangle est réalisée par un reésserrement cutané sousaréolaire. L'intervention consiste à faire une résection formant pince. Cette résection peut être losangique ou ovalaire. Son grand axe va de l’aréole au pli sous-mammaire, Le resserrement dépend de la gran-

deur du petit axe.

L’incision peut encore affecter la forme d’un «T » renversé, dont la branche verticale va de l’aréole au sillon sous-mammaire et dont la branche horizontale parcourt ce dernier (fig. 1), selon la technique employée par le docteur Noël.

Ce procédé simple ne s'applique qu'à des cas restreints ; ptose très peu accentuée avec augmentation de la convexité sous-aréolaire. On obtient une sangle sous-glandulaire, mais une sangle cutanée. C’est là le gros reproche que nous faisons à la méthode. La

J. Boivin 2

peau est un organe de recouvrement. Elle ne doit jamais être considérée comme un élément de soutien. La cicatrice, bien placée, permet tous les décolletés, mais elle a toutes les chances d’être inesthétique du fait même qu’elle supporte la glande mammaire.

Une variante, véritable amélioration, a été décrite

par le docteur Dartigues en avril 1924 : « Mastopezxie par incision el résection cutanée verticale sub-aréolaire el par fixation glandulaire mammo-pectorale, après décollement sous-mammaire préalable ». Ce titre résume la technique : Par la plaie faite par la résection cutanée, on décolle la glande, on la repousse en haut et on la fixe au grand pectoral sous-jacent.

I ne reste plus qu’à suturer les bords de la peau reséquée.

NS

UT. — Le principe du déplacement trouve son expression la plus simple dans le procédé classique attribué généralement à Morestin. Certains chirurgiens ont pu pratiquer la mastoplastie et la mastopexie par transposition aréolo-mamelonnaire (ainsi le docteur Virenque pratiquait sa première « transposition du mamelon avec incision sous-mammaire, mammectomie périphérique, décollement et fixation rétro-glandulaire » en 1919), auparavant, mais bibliographiquement, c’est le docteur Aubert, de Marseille, qui a le premier, le 5 février 1923, présenté un cas à la Société de Médecine de Marseille et décrit le procédé. Voici comment on peut le résumer :

Ce procédé consiste à faire une incision curviligne dans le sillon sous-mammaire, à décoller la glande, à enlever un grand croissant de peau au niveau du pôle inférieur du sein, à pratiquer une fenêtre circulaire au point où l’on veut fixer l’aréole et le mamelon, à reséquer une partie plus ou moins importante de tissu glandulaire.

Ce procédé serait applicable à des seins hypertrophiés et pendants. Il est d’une exécution délicate. Nous lui reprochons, d’une part, ses gros risques opératoires, il nécessite en effet de vastes décollements ; d'autre part, l’aplatissement inévitable des seins. — Le docteur Virenque y adjoint une Mastopexie rétro-glandulaire.

Avec le principe du déplaéement du mamelon, le docteur Claoué a imaginé une technique dont lès

caractéristiques sont les suivantes :

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