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V CE QU'ILS EN PENSENT

La scène se passe au pays des ombles, dans les Champs- Elysées classiques.

Swift, à Henri Heine, — Toujours du bruit?

Henri Heine, prêtant Voreille. — Cela s'apaise un peu.

Washington, à Franklin, — Ils sont en république?

Franklin. — A ce que dit leur monnaie.

Louis XIV, grommelant. — Ils auraient bien dû choisir un autre endroit que ma ville de Versailles pour y porter leur sabbat.

Paul-Louis CouRiKR. — Ce vieux roi-soleil! il ne se décidera jamais à quitter sa perruque.

GuizoT. — Toutefois est-il que voilà la France encore déchirée par les partis.

Paul- Louis Courier, — Comme de votre temps.

GuizoT. — Comme de tous les temps.

Louis- Philippe. — Q.ui s'y serait attendu?

Charles X. — Qui l'aurait prévu?

Napoléon IIl. — Moi peut-être.

CoLBERT, à Ma\arin, — Avez-vous le mot de l'énigme, monseigneur?

Mazarin, traçant un mot avec son doigt. — Influença !

Louis XI. — Des pèlerins et des miracles? A la bonne heure! Je reconnais ma France d'autrefois,

DuvERT. — Volcan et bénitier! J'aurais fait un joli vaudeville avec ce titre.

Le duc DE Broglie père. — Je ne croyais pas que le ciel pût me réserver de pareils étonnements.

Madame de Staël. — Comment ! c'est lui qui fait tout ce tapage? Je ne m'en serais jamais douté. Expliquezmoi cela. Benjamin Constant?

Benjamln Constant. — Dieu me garde d'expliquer quoi que ce soit, baronne! Le roi a payé mes dettes, vive le roi! Voilà mon opinion.

Madame de Staël. — Egoïste!

Benjamin Constant. — Nous Tétions déjà sous la Restauration et sous la monarchie de Juillet. Cela ne

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