La vente de Mlle Testard fut faite en 1775 par Joullain
ST a de bruit. Cette impure — le mot n'est pas nouveau’ — avait coûté des sommes folles à M. Baudard de Saint-James, trésorier de la marine : « On estime qu'il faut qu'il lui ait donné, en bijoux seuls et autres effets, environ quinze à dix-huit cent mille francs, outre vingt mille écus de fixe par an. Sa vente est aujourd’hui l’objet de la curiosité, non-seulement des filles élégantes, mais encore des femmes de qualité. On y compte deux cents bagues plus superbes l'une que l’autre; on y voit des diamants sur papier, comme chez les lapidaires, c'est-à-dire non montés; ses belles robes montent à quatre-vingts; on parle de draps de trente-deux aunes, tels que la reine n'en a point. Enfin, depuis la vente de la fameuse Deschamps, on n'en connoît point en ce genre qui ait fait
autant de bruit °. »
1. Il est question dans la Correspondance secrète d’un certain M. Clos, notaire, « très-épicurien, grand amateur des belles, le conseil, l'ami, le consolateur des impures..……. » On trouve encore cette expression dans d’autres ouvrages du siècle dernier.