‹ Une vieille lune vaudeville en un acteChapitre 2 sur 27 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

BOISÊlOTTÉ, pùu lÙcile.

(Boisflotté est couché et dort; les rideaux de l’alcôve sont fermés. — On frappe à la porte du fond, tn silence. — On frappe de nouveau.) LUCILE, au dehors, frappe et appelle.

Madame Me^landier^... madame .Merlandier!...

BOISFLOTTÉ, s’éveillant en' sursaut.

Hein?... qui va là?... (on frapp e encore.)

•"■ 'LtJClLF, au 'dehors;

Peut-on entrer?

BOISFLOTTÉ.

Non!

LUCILE; entrant; elle tient un bonnet à la main et gaiement *.

Ohl... quelle grosse voix, ma voisine... Est-ce que vous êtes enrhumée? > '

BOISFLOTTÉ, passant la tête à travers les rideaux, et avec oolère.

Nofiü! "• ■' . -

LUCILE, jetant un cri d’effroi. ■< '

Ah! !! un homme ! • > ■ ■

BOISFLOTTÉ.

Qu’est-ce que vous demandez, Mademoiselle *’?

LUCILE, tremblante.

Madame Merlandier, Monsieur?...

BOISFLOTTÉ.

Ce n’est pas moi ! •

LUCILE

Je lui rapportais ce bonnet de tulle...

BOISFLOTTÉ.

Je n’en porte pas.

Pardon, est-ce que celte dame ne demeure plus ici?

UOISFLOTTÉ, ôtaut son foulard eu saluant. . ;

Mademoiselle, j’ai loué ce logement garni... hier à neuf heure.s du soir, en débarquant de Seiilis... et je trouve... leste... trèsleste pour une demoiselle... quand vous me criez : Peut-on entrer?... et que je vous réponds : non! que vous vous permettiez... (On frappe à la porte du fond.)

VOIX DE TROPHIHE.

Peut-on entrer?...

BOISFLOTTÉ, criant.

Non ! ! ! '

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