SCÈNE PREMIÈRE
BOISÊlOTTÉ, pùu lÙcile.
(Boisflotté est couché et dort; les rideaux de l’alcôve sont fermés. — On frappe à la porte du fond, tn silence. — On frappe de nouveau.) LUCILE, au dehors, frappe et appelle.
Madame Me^landier^... madame .Merlandier!...
BOISFLOTTÉ, s’éveillant en' sursaut.
Hein?... qui va là?... (on frapp e encore.)
•"■ 'LtJClLF, au 'dehors;
Peut-on entrer?
BOISFLOTTÉ.
Non!
LUCILE; entrant; elle tient un bonnet à la main et gaiement *.
Ohl... quelle grosse voix, ma voisine... Est-ce que vous êtes enrhumée? > '
BOISFLOTTÉ, passant la tête à travers les rideaux, et avec oolère.
Nofiü! "• ■' . -
LUCILE, jetant un cri d’effroi. ■< '
Ah! !! un homme ! • > ■ ■
BOISFLOTTÉ.
Qu’est-ce que vous demandez, Mademoiselle *’?
LUCILE, tremblante.
Madame Merlandier, Monsieur?...
BOISFLOTTÉ.
Ce n’est pas moi ! •
LUCILE
Je lui rapportais ce bonnet de tulle...
BOISFLOTTÉ.
Je n’en porte pas.
Pardon, est-ce que celte dame ne demeure plus ici?
UOISFLOTTÉ, ôtaut son foulard eu saluant. . ;
Mademoiselle, j’ai loué ce logement garni... hier à neuf heure.s du soir, en débarquant de Seiilis... et je trouve... leste... trèsleste pour une demoiselle... quand vous me criez : Peut-on entrer?... et que je vous réponds : non! que vous vous permettiez... (On frappe à la porte du fond.)
VOIX DE TROPHIHE.
Peut-on entrer?...
BOISFLOTTÉ, criant.
Non ! ! ! '