MADAME MERI.ANDIER
Son parrain ! ahj c’est lui ! ! ! (Elle tombe à droite sur une chaise.) BOlSFLOnÉ,
C'est elle ! ! ! (ll tombe à gauche sur le fauteuil.)
ENSEMBLE
Air de Zampa.
BOISPLOTTÉ.
C’est dorié là cette amante si belle !
MADAME MERLANDIEB.
C’est donc là cet amant si fidèle !
Quoi! c’est loi?
BOISPLOTTE.
Quoi! c’est elle?
ENSEMBLE
Que je voi!
TBOPHIME ET LUCILE.
Oui, Toilà ces amants si fidèles, Leur émoi Se révélé.
En effroi.
, TBOPHIME, les regardaut, à part.
O tristesse de l’âge! ô ravage des années!
BOISFLOTTÉ, la regardant de loin, à lui-méme, avec un profond découragement.
Didiaeü!
MADAME MERLANDIER, se soulevant à demi.
Endymü...
BOISFLOTTÉ, l’interrompant.
Non! !!
TBOPHIME.
Parrain !
BOISFLOTTÉ.
Qui t’a appris?
TROPHIME, lui rendant le cahier.
J’ai lu, VOS lunes!...
BOISFLOTTB, cachant le^cahier vivement.
Mes lunes!
MADAME MERLAISDIER, qui s’est approchée de Boisflotté, d’une voix tremblante d’émotion exagérée.
Tu me... cherchais!...
BOISFLOTTÉ, alarmé de tant de tendresse.
Oui, pour avoir des nouvelles... de mon filleul!...
MADAME MERLANDIEB, comme ci-dessus.'
Pas... davantage?
BOISFLOTTÉ , se levant.
' Et pour vous constituer une légère rente de six cents livres.
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Madame MERLANDIER, de pins en plus cllinc,
l'as... (lavaiilago?...
ROISFI.OTTÉ, comprenant.
Madonioiselle, je suis marié!
MADAME MERLASDIER.
Hélas! (a part.) Le monstre!
BOISFLOTTÉ.
Mais je ferai un sort à ces enfants-là !
TROPHIME
Bon parrain !
boiSflotté.
Et puisque je suis venu ici avec des idées de mariage... (Mouvement de madame Merlandier. Vivement.) PaS pOUr moi!... je IcS
marierai... jeunes!
tropHimr.
Oh ! oui !
i.ucile.
0!i ! oui !
BOISFLOTTÉ, à madame Merlandier.
Ils VOUS feront une petite phice dans leur paradis terrestre... puis, tous les ans, ils viendruut passer quelque temps avec moi, à la campagne.
MADAME MERLANDIER.
Moi aussi !...
BOISFLOTTÉ, vivement.
Je ne puis pas!... je suis marié!... mais la première l'ois que je .serai veuf...
LUCILE et TROPUIHE, avec satisfaction.
Ah!
MADAME MERLANDIF.R.
J’attendrai !
BOISFLOTTÉ, à part. .
Je UC le serai jamais. ( Unissant les mains de Lucile et ne Trophime;) Air de Lauzun.
Je vous unis, tendres amants.
Du passé rendez-moi l’ivresse;
Je me réchauffe à leur printemps/
Ils me font une autre jeunesse!
Gardez-vous bien , dans l’avenir,
De sé(iarer ce que j’assemble :
Le secret pour ne pas vieillir,
Enfants, c’est de vieillir ensemble!
Il est presque doux de vieillir.
Quant à deux on vieillit ensemble!
(Regardant de c6tc la Merlandier. ) Tandis quc trente ans d’intcr-!. valle!...