I.UCII.K
C’est bien contrariant!
TROrUIME.
Ce n’est qu’ici, chez vous, que je pouvais voir ma petite Lucilc!...
LUC1I.E
Et les leçons de déclamation que vous nous donniez... où les prendrons-nous à présent? ^
MADAME MERLAISDIER.
Mes enfants, c’est ma spéculation... Vous savez que j’ai perdu ma place d’ouvreuse de loges au théâtre Beaumarchais... les loyers sont chers... il faut bien s’ingénier!... Cet homme mûr me paie mon trimestre... de plus il me nourrit et me donne des gages.
LCCILE ET TROraiME.
De.s gages?
MADAME MERLANDIER.
Oui, je reçois mes loyers comme propriétaire et mes gages comme domestique.
TROPHIME
Hein!
tlOISFLOTTÉ, dans l’aicÔTe.
Sont-ils partis? '
M.VDAME MERLANDIER.
Ils s’en vont! (a Lucite.) Va, ma bichette, retourne à ton magasin... (a Trophime.) Et toi, Tiophime, chez ton patron, le pharmacien.
TROPHIME
Oh ! j’ai le temps! 11 m’a donné une énorme course à faire... rue Mouffelard, pour chercher quelqu’un et remettre une lettre.
MADAME MERLANDIER.
Eh bien! va...
trophime.
Ma foi, c’est trop loin.
MAPÀIIe MERLANDIER.
Tiens! au fait!
trophime.'
Je dirai que je n’ai trouvé personne.,. Ah! çà, ce monsieur qui grogne dans votre lit n’a pas dû venir ù Paris Tien que pour voir votre chambre; il va s’en aller, et dans un instantje reviendrai.
LCCILE.
Alors, nous pourrons répéter...
MADAME MERLANDIER. j
Oui, mes enfants... je vous donnerai vôtre leçon comme à l’ordinaire.
' LÜCILE.
C’est ça, à tantôt ! Dites donc, monsieur Trophime, vous me ferez un signal pour m’avertir que ce monsieur est parti.
TROPHIME
' Oui, mais auel signal ?
MADAME MERLANDIER.
Tu chanteras quelque chose de sentimental devant sa boutique. Tiens, la romance de M. de Framboisy,.