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>s^nis pcqisoîis (|iu\ loin (Vrlri^ \u\v cliiinùro négliiioabhs lo ColloctivisiiK^ révohitionnairo prend (1(^ plus en pins de forée ; ([ne, d'année on année, il <i'ai»ne dn 1 erra in électoral, sédnisant le prolétariat, captant la eoidiance des niasses onA'rières.
Plnsienrs grandc^s vilh^s sont acqnises an Socialisme-Collectiviste ; beanconp sont sur le point d'être conquises.
A chaque renouvellement de léf^islature, le nombre des députés socialistes-collectivistes au.i>mente ; ils forment déjà, à la Chambre, un appoint sérieux avec lequel la majorité radicale doit compter et sans lequel — si tant est que la fameuse coupure doive se faire — cette majorité se trouvera à la merci des incidents, des imprévus, et pourra être, à chaque instant, amoindrie, tlisloquée par de?* combinaisons éphémères entre les partis extrêmes de gauche et de droite.
Le Collectivisme révolutionnaire, doublé d'internationalisme et d'hervéisme, porte ses ravages non seulement dans le domaine politique, mais, nous l'avons suffisamment démontré, jusque sur le terrain de la défense nationale, dans ces grandes usines militaires où se construisent les vaisseaux de guerre et les canons. Les arsenaux de Brest et de Toulon — sans i)arler de ceux de Rochefort, de Lorient et de Cherbourg — sont, à chaque instant, le théâtre de scènes scandaleuses. Tout récemment encore, le 21 septembre 1907, en pleine cérémonie officielle du lancement du croiseur cuirassé Edgar Quinct, en présence de milliers de spectateurs accourus pour saluer le vaisseau livré à son élément, un grou- ]ie d'ouvriers de l'ai'senal entonnait vigoureusement
V Internationale au moment où le vice-amîral Pépliau arrivait dans la tribune du commandant en chef et recevait ses invités.
Ce fut un nouveau scandale ajouté à beaucoup d'autres, mais tel est le laisser-aller, telle est l'apathie j^'énérak^ que personne ne songea à rechercher les auteurs de cette inconvenance de gros calibre.
Le mot d'ordre est de ronfler...
N'est-ce pas le même jour qu'un autre préfet maritime, C(4ui de Toulon, était informé de la disparition des clefs de certains magasins d'approvisionnement et que des cambriolages se perpétraient à l'intérieur même de l'arsenal ?
Comme celle du vice-amiral Péphau, l'autorité du vice-amiral Marquis est vouée à l'impuissance — toujours parce que l'esprit d'indiscipline, de révolte, de sabotage trouv^e sa naturelle excuse dans la faiblesse de la direction suprême.
Les récents événements du Midi, la mutinerie du 17" de ligne capitulant devant l'émeute, bien plus, prenant parti pour elle, n'est-ce pas la démonstration, malheurcnisement tro]) élo(|uente et trop concluante, de la généralisation du mal ?
Les ouvriers des arsenaux en grève et les soldats levant la crosse en l'air, c'est, au point de vue d(» la déf(Mise nationale^ h* même effet ])rovenant de la même cause. Ce (ine dit le général Coiipillaiid dans son remarquable ménioire ])nblié an Joiinial officiel sur les incidents d'Agdc et (h' lîéziers, (''(»st la rel)roduction à i)eu i)rès textuelle des rapports confidentiels adressés dei)uis quelques années aux ministn^s de la marine ])ar les amiraux préfets maritimes. M. Camille Pelletan n'a jamais tenn nucun
f'oinpto (ii? . js avoi'iissomonts ; il s'est toujours efforcé, au ooutraire, de diniiuuer le plus possible le léji'itime prestige du (( e:alon )).
Son successeur, ^1. Tliomsou, animé pourtant de meilleures intentions, n'a pas su prendre encore la mesure radical(* et décisive (|ui fera quelque jour comprendre aux pc^^turbateurs des arsenaux cju'ils n'ont ])lus à com])t(a' sur les complaisances politiciennes (^t que 1(* lU'emier deAT)ir d'un militant socialiste et antimilitariste est d(^ m' pas rester au milieu des ouvriers de la défense nationale, d'aller ])orter ailleurs, sur la place publique ou dans les comités électoraux, l'c^xercice dc^ ses talents précieux, ainsi que ses ixnmicieuses lulbleries.
Xous avons pensé que le pays tout entier devait être averti, mis en i^ai'de, afin (|ue sa confiance en l'avenir ne soit pas illimitée.
Il importait, à notre sens, de placer en lumineuse évidence les désastres matériels causés i:)ar le régime collectiviste dans l'industrie, dans le commerce, dans la vie même de l'un des principaux centres de la patrie française.
Il nous a semblé également nécessaire de décrire les ravages moraux produits par l'antimilitarisme révolutionnaire pénétrant jusques au fond des larges flancs cuirassés de nos vaisseaux de guerre, cultivé, entretenu avec amour dans les ateliers où se construisent les unités de la flotte nationale et recrutant en ces milieux, où le culte du drapeau devrait être jalousement ])réservé de toute atteinte, ses champions les plus ardents, ses propagandistes les plus agités.
Et nous avons voulu que coffo anomalie mons-
tnuHise lut coiiiiiic, ({uc cet illogisme stiipétiaut fût dévoilé et i)lacé dans la claire lumière du débat publie, afin (|ue chacun puisse, à l'examen des faits, tirer quelque utile moralité.
Il send)le que, depuis quelques mois, se manifeste un réveil du sentiment national.
Le thème des discours de nos hommes politiques est devenu c(îlui-ci : guerre à l'Hervéisme, guerre au Collectivisme I Ou entend les républicains les plus avancés, comme M. Camille Pelletan, repousser av^c indignation toute alliance avec les internationalistes et proclamer leur foi patrioti(iue.
C'est simplement l(i retour au sens commun.
Le tiéau collectiviste-révolutionnaire et antimilitariste n'est plus seulement à nos portes. Il est {'utré dans l'enceinte sacrée, et les consuls, qui dormaient d'un sommeil lourd et profond, se sont réveillés eu sursaut au bruit de l'invasion des barbares...
BrrsL 20 ociobrc 1907.
Table des JSflatières
Pages
Aux électeurs municipaux de 1908 I
Les causes de la crise 1
Les élections de 1904 21
Le Conseil municipal en action 43
Grotesques et odieux 57
La Bourse du Travail. — Une ville en
état de grève 79
]j 'Arsenal. — L'œuvre du Svndicat
rouge 159
Deux victimes de Clemenceau 217
Jjcs contribuables brestois sont écrasés
d'impôts 233
La ville de Brest vouée à la ruine 251
La débâcle • 271
Conclusion 299
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