SCENE XVIII ET DERNIÈRE
Les Précéderas LE BARON, CRESÇENDO, TOMY.
dans le fond.
AMELIE .
Mon oncle. . . prenez garde; vous allez le rendre furieux n'approchez pas ! . . . il n'y a cjue moi 1 . , . ,
Quell
Alfred, se relevant.
Air du Pof de fleurs.
Non , vous n'avez plu* rien à craindre !
( Montrant Amélie )
Son cœur n'c'tant plus courroucé A mon tour je cesse de feindre, Venez. . . mon accès est passe' !
Sur ma parole qu'on se foude !
A ce baiser je dois ma guerison , Et ce qui me rend la raison , La ferait perdre à tout le monde.
AMELIE.
Comment , monsieur ?. . .
ALFRED
Ce'tait le seul moyen de te fléchir ! m'en veux-tu d'avoir perdu la tète !
Bah î . . . est-ce qu'une femme ne pardonne pas toujours les folies qu'on fait pour elle ! Mais ce que je ne te pardonne pas ce sont mes plate- bandes. . . et mes cloches de melon.
CRESCENDO
Ah! ç:t, messieurs, puisque vous avez tous recouvré la raison, si vous entendiez mon air ?.. .
LE BARON
Après dîner !
CRESCENDO
Au moins un petit allegro.
Air dis M. MèlesvilU.
Enfin donc un ciel plus doux Pour vous succède aux orages , Plus de courses , plus de voyage» , Ah ! restez toujours chez vous.
CHŒUR
Enfin donc etc.
LE BARON
De vos voisins , chaque jour , Fiançais , votre humeur légire Vous fait prendre tour-à-tour Le costume et la manière !
Chaque pavs a ses goûts :
Pourquoi renoncer au nôtre ?
La France en vaut bien un autre.
AU ! reswa toujours chez youi.
CHŒUR
Chaque pays a ses goûts , etc .
TOMV.
Nous menace hors du logis ^ Et quand , dans votre ménage , On vous dira , tendre époux , Que l'air vous est nécessaire f Croyez votre ménagère ; Mais restez toujours chez vous.
CHŒUR
Si l'on vous dit , tendre époux , etc.
Etrangers , qu'un sort jaloux .
Tient loin de votre retraite , Bientôt enfin puissiez- vous. ..
(Ah ! mon cœur vous le souhaite ! ) Goûter le bonheur si doux De retrouver votre amîe j Rentrez dans votre patrie , Et restez toujours chez vous.
CHŒUR
Goûtez le Bonheur si doux , etc.
Loisque l'appétit me gagne , A cinq heures j'entre. . .ô ciel ! Monsieur esta la campagne.
Vous , dont les mets sont si doux.
Dont on vante la cuisine , Vous enfin chez qui l'on dine, Ah ! restez toujours chez vous.
CHŒUR
Vous dont les meta sOnt «i doux , etc.
AMÉLIE , au public.
Deux époux, que met d'accord Une double extravagance , £our être heureux, ont encor Besoin de votre indulgence.
Messieurs , tournant contre nous Le refrin qu'on vous adresse , Quand on donnera 1* pièce ,
ch n.
Messieurs, tournant contre nou* , «te.
Ne courons point le pays :
Car souvent plus d'un orage
ALFRED
CRESCENDO
Dans un somptueux hôtel ,