LE BARON , AMÉLIE
AMÉLIE
Mais , mon oncle, quel est votre dessein ? et que prétendeztou* faire?
LE BARON
Me t'inquiète pa£.
AMELIE.
Je vous l'ai dit ! vous savez ce que je pense ... ce que j'ai juré... je ne le verrai pas... je ne le verrai jamais.
LE BARON
A la bonne heure... toi, tu ne peux pas seulement l'envisager.. . c'est trop juste.. . mais moi, je n'ai pas fait de serment... et la tendresse qu'on doit à sa famille...
Air : Tenez , moi , je suis un bon Iwmme.
Je dois accueillhr sur sa tonte Un neveu qui m'est inconnu, Qui visite, sans qu'il s'en doute, Un oncle qu'il n'a jamais vu.
Auprès d'un paient qu'il ignore, Crains-tu qu'il ne reste toujours , Lorsqu'avec les gens qu'il adore A peine reste-t-il Luit jours.
AMÉLIE
Ah ! quel plaisir j'aurais à le voir à mes pieds et à le
«iésespe'rer î . . .
LE BARON
Eh bien, tout cela est très-poésible.
Comment ? . . .
LE JÎAHON.
Rentre au château : je vais aller te rejoindre, et t'expliqu* mon projet...
AMELIE.
Vous ne tarderez pas. . . n'est-ce pas, mon oncle?
LE BAIiON.
Donne-moi au moins k teins de le recevoir !
AMÉLIE
Si vous me le disiez tout de suite?...
LE BARON
On vient...
AMÉLIE
Non, mon oncle... je vous assure que ce n'est personne.
L2 BARON
Et si vraiment, te dis-jc?
AMÉLIE
Mon di«u ! ni^c c'est impatientant ! ... Me voilà maintenant
d'une inquiétude!... on avait bien besoin de recevoir ici ce mauvais sujet!
( Elle sort en regardant plusieurs fois le côté par lequel
Alfred doit venir. )