‹ Une visite à BedlamChapitre 10 sur 27 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

LE BARON, ALFRÇD.

LE BARON, à part.

Ses respects! c'est un gardon fort bonnète, que mon

neveu.

C'est au docteur WilHs que j'ai J/lipBnçur 4e parle/? M^S^eur,...

ALFRED

Voici uue lettre qui vous est adressée ; daignez , je vous prie , en prendre connaissance.

le baron, à part-

Je pourrais m'en dispenser.... (Haut). Hum î hum!

On m'engage à vous faire voir l'intérieur de la nouvelle maison de Bedlam..... Monsieur, vous n'aviez pas besoin de recommandation un gentilhomme tel que vous est toujours sûr

dêtre J?ien reçu.... Je suis fâché cependant que vous veniez aujourd'hui; nous avons plusieurs parties de rétablissement qui ne sont pas visibles et je ne puis même que dans un instant vous conduire dans l'intérieur de la maison....

ALFRED

Comment donc , monsieur, je suis a vos or<Jres , et j'attendrai tant qu'il vous plaira.... Yos jardins seuls méritent d être

vus il y règne un goût, une variété; en honneur, j'en

connais peu <cTaussi beaux,

le baron, à part.

S'entendre dire cela à soi-même 1 un propriétaire!.... c'est pharmant !

ALFRED

air du Tferre.

À vos fous il ne manque rien, Ils sont les plus heureux du monde ; En France on les traite moins bien :

Chez nous ppurtant l'espèce abonde I Que jaime ces ombrages frais!

Ah î si chez vous, je le confesse, La Folie habite un palais, Comment loge-t-on la Sagesse?

On doit se trouver trop heureux de passer sa vi^ dans un séjour semblable. Parbleu! vous devriez bien me permettre de m y établir.

LE ÇAROÏV.

Y pensez- vous? nous n'avons ici que des gens dont la tête

Eh bien! justement! je vous jure que je ny serais pas

plus déplacé que beaucoup .d autres.

LE BARONS

Auriez-vous par hasard quelques chagrins?

ALFRED

C'est selon, voyez-vous si fy pensais, j'en aurais de

tres-grauds Tel que vous me voyez, je suis marié.........

tous ne vous en douteriez pas, ni moi non plus. Une femme S^SÊ*" maUrah fait m°Urir de d0ule"r' 4e"Vav™:

IE BARON

Vraiment!.... et où est-elle en ce moment?....

ALFRED

Vous allez rire..... Trai je n'en sais rien. ie wànm-

cependant quelle est à Paris au milieu des pbi L? et Tes adorateurs.... nous sommes brouillés à mort.... ëne légèreté'

"out eKi - Z7- P? l0n§ à V°US raCOnter- Dailleu- •' iuui est uni.... je lai jure!

r , LE BARON.

Vous laves jure!

ALFRED

éYr?rUÎ' momleir— Cependant j'ai fait les avances..... j'ai quitte Ue ma paS réPondu ma conscience est tran-

LE BARON

Et vous ne fîtes pas de reproches?

ALFRED

J'en eus d'abord envie.... mais c'est déjà si singulier d'être lari..... et puis un mari qui se plaint.... comprenez-vous? on en voit partout! soit dépit, soit amour-propre, je préférai une vengeance plus digne de moi.... J'allai au bal..!., je me lançai clans toutes les sociétés, il faut bien se faire une raison! C'est ce que je me dis depuis un an! aussi les voyages, les bals, les concerts, les spectacles, je ne sors pas de là.... enfin, monsieur, vous vovez l'homme du monde le plus malheureux!

LE BARON

Croyez monsieur, que je compatis bien sincèrement

[A part). Allons, je m'en doutais, ce n'est qu'un étourdi.

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