‹ Une voile a la mer poesiesChapitre 47 sur 57 · L’ADIEU · texte numérisé non relu

L’ADIEU

VALSE

r>’TRODUCTION

Ne plus t’aimer!... ne plus te voir!... Sombre avenir!... douleur extrême!...

C’en est fait, il faudra ce soir,

Pour toujours, quitter ce que j’aime !

VALSE

O fille du délire!

Dont la voix nous attire,

Et nous montre les deux !

O valse enchanteresse !

Dernier moment d’ivresse...

Ah! parmi les heureux Emporte nous tous deux! ■

Viens sur mon cœur, ah! viens encore... Il ne saurait vivre sans toi...

Restons ainsi jusqu’à l’aurore...

De tes regards, ennivre-moi !...

Leur vive flamme.

Brille en mon âme...

Rayons d’amour brûlants et doux!. .

Ta voix touchante Vibre et m’enchante...

Beaux jours passés, revenez-vous?...

Rêve insensé!... folle démence!

Envolez-vous espoirs trompeurs!..

Bientôt, l’heure de la souffrance.

En sonnant va briser nos cœurs!

Ton front se pendie,

Et ta main blanche En frémissant cherche ma main...

Déjà l’étoile,

Au ciel se voüe...

Et tu ne dis plus : à demain!...

Douleur extrême !

O bien suprême i ,

Mon cœur va te perdre à jamais!....

Adieux beaux rêves!...

Loin de nos grèves,

Vous allez fuir, vous que j’aimais 1... Adieu! pour mon âme en détresse.

Comme un doux astre au firmament. Que ton regard, brillant d’ivresse, Redise encor notre serment!...

0 fille du déhre!

Dont la voix nous attire.

Et nous montre les deux!...

Le ruisseau babillait Sous l’berbe parfumée, L’insecte s’éveillait Dans sa fleur bien-aiméel...

Puis, sous les bois ombreux Ce fut comme un bruit d’ailes Emportant vers les deux De vives ritournelles...

Entre mes doigts émus Tremblait la marguerite, Et mon cœur n’osait plus T’interroger petite...

Un chant mystérieux D’une douceur extrême.

Pour toi répondit mieux Car il disait : Je t’aime!...

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