‹ Une voix d'en basChapitre 48 sur 96 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

SARA

Dieu que le ciel est pur; Ah ! que Paris est beau sous sa voûte d'azur ! Je respire, et mon cœur sent finir sa souiïrancc; Que ces bords sont riants, combien j'aime la France î

iiiÊ.hXTom\, regardant du balcon.

Que vois-je !

LAMORLIÈRE

Sara... Bien, heureux hasard!

{Us se retirent.)

SAUA.

Hélas !

Ici , qui me conduit en égarant mes pas? Qui m'entraîne en ces lieux si près de sa demeure? O ciel ! éloignons-nous... Malgré moi je demeure. Qui donc peut de mes jours venir troubler la paix? Qui? moi, si jeune encor, oh mon Dieu ! si j'aimais! Si c'était de l'amour, hélas! Comment moi-même Pénétrer ce mystère et dire j'aime ! . . . j'aime ! Et puis mon cœur est triste, et souvent dans le jour

Je voudrais bien pleurer. Serait-ce donc l'amour Qui fait en nous charmant que tous les jours on meure, Qui vient tourmenter l'âme et qui fait que je pleure. Crainte et désirs sont là !

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