‹ Une voix d'en basChapitre 68 sur 96 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

DELATOUH , assis cluns un fauteuil auprès d'un guéridon. Vive-dieu! le beau jour, l'éblouissante fôte! C'est un bruit d'allégresse à vous rompre la tête; Que de tendres propos ! que d'enivrants baisers! Les époux aujourd'hui ne sont pas sans dangers. Vrai dieu ! le vin est bon. . . les femmes sont jolies ! Du sang jeune et bouillant qui pousse à cent folies, Des yeux brillants et vifs qui vous disent toujours : C'est de l'enivrement que naissent les amours. Oh! les frôles beautés, les voilà dans leurs charmes. Riantes de plaisir jusqu'à verser des larmes. Oh l'aimable abandon! combien il serait doux De les fâcher un peu pour tomber à genoux, Et leur demander grâce,,. Oh ! femmes enivrantes, Aux cheveux ondulants, aux paupières brillantes, Aux poitrines de (leurs, aux cœurs purs faits de miel, Oui, vous nous révélez tout le bonheur du ciel.,.

Oh! légers séraphins qui brillez aux lumières, Vous versez le sommeil en baisant nos paupières; Sans vous la froide chose, hélas! qu'un jour d'hymen ; Vous parsemez de fleurs un bien triste chemin. Mais sous ces fleurs aussi vous tendez plus d'un piège: Malheur à l'imprudent que votre voix assiège Et qui n'aperçoit pas sur vos fronts radieux Le perfide reflet que leur jettent vos yeux ; Car, qui se livre à vous sans quelque méfiance. L'hymen lui fait un jour payer son imprudence. A A quoi vais-je rêver? Inutiles propos : Crier contre un hymen, en voilà cent nouveaux ; Pour moi, ce qui me fâche et fait que je murmure. C'est de ne rencontrer une seule aventure...

{On entend des éclnls de rire.) Quels sont ces ris?

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