PREMIER CANTIQUE
REFRAIN
Bonne sainte Anne, en ce beau jour, Agréez notre prière :
Conduisez au divin séjour Vos pélerins de la terre.
Les temps enfin vont s’accomplir ; Un plus consolant avenir
Sèche nos larmes :
Non, plus d’alarmes ; Enfin le Ciel va nous bénir.
De David la tige flétrie
En sainte Anne va reverdir; Et la fleur de l’arbre de vie A, nos yeux va s'épanouir.
Ne me montrez plus, ê mondains, Les rayons si faux et si vains
De votre terre :
Voici la inère De la Reine de tous les saints.
Qu'on ne me vante plus la gloire
De la mère de Samuel :
Bien plus brillante est la mémoue
De l’aïeule du Roi du Ciel.
Dès votre berceau glorieux,
Un archange venant des cieux Mit dans votre âme La sainte flamme ;
A votre front un nom joyeux.
Entre les bras de votre mère
Que l’on aime à vous contempler ! Votre regard dit à la terre
Que son soleil va se lever.
Mais, hélas ! il faut par les pleurs Que vous méritiez vos grandeurs :
Cette rosée, A flots versée, Bientôt fera germer les fleurs.
Reprenez vos habits de fête ; Vos larmes au Ciel ont parlé.
Je vois briller sur votre tête L'éclair de la maternité.
Allez cacher près de l'autel
La mère de l’'Emmanuel ; Dans cette enceinte Laissez sans crainte
Celle sur qui veille le Ciel.
Mais si vous quittez notre terre, De nous emportez souvenir, Si votre fille est notre mère, Grand'mère, daignez nous bénir!
Souvenez-vous des jours heureux Où nos pères, chéris des cieux, Sur ce rivage, Pour votre image Dressèrent un autel pieux.
Nous vous apportons nos prières, Avec nos besoins et nos chants :
Comme vous bénissiez nos pères, Bénissez aussi leurs enfants!
De tous les yeux séchez les pleurs ; Mettez la paix dans tous les cœurs ; Et que la grâce Reprenne place Dans l'âme de tous les pêcheurs.
Tous les ans, pendant notre vie,
Nous viendrons vous voir dans ces lieux :
Faites qu’un jour mère chérie,
Nous allions vous chanter aux cieux |!