A UNE MÈRE, QUI A PERDU SON ENFANT
Heureuse la maison que visitent les anges, Lorsque se détachant des célestes phalanges Ils descendent vers nous sur leurs ailes de feu, Apportant au foyer un sourire de Dieu !
I! dormait d’un sommeil tranquille, Nouveau Samuel au berceau !
Près de lui sa mère immobile Veillait sur son ange si beau.
Soudain un rayon de lumière Vient briller au front de l'enfant, Et le chérubin à sa mère Semble sourire en sommeillant, —Qu'as-tu vu, dis-moi, dans ton songe, Cher enfant, au regard si doux?
En dormant, déjà le mensonge Te fait sourire comme nous ?
—Pas de mensonge à l'innocence Répondit une voix d’une ciel, Écoute, enfant, dans le silence Un message de l'Éternel.
Moi, je suis la sœur de ton Père, Je ne rêve que ton bonheur ; Et les deux frères de ta mère T'aiment aussi de tout leur cœur, Près de nous il est une place Qu'on jalouse comme un trésor :
Viens, sans laisser ici de trace ; Tu souillerais tes ailes d’or.
Viens, viens, à ton Père, à ta mère Nous laissons ta petite sœur :
Viens, viens au séjour de lumière, Cher petit ange du Seigneur !!!
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Et l'enfant, par un doux sourire,
A sa mère dit son adieu.
Un cœur près du berceau soupire.… Et l’ange remonte vers Dieu!!!
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Et l’on vit s’agiter les célestes phalanges, Pour venir au devant de ce frère nouveau...
Sur son trône du ciel, mère, ton fils est beau !11 Heureuse la maison que visitent les anges!
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