A UN BIENFAITEUR
Quand l’auguste Pasteur dont vous êtes l’image Enseignait les mortels dans son divin langage,
Et par mille bienfaits méritait leur amour,
Il accueillait surtout les âmes sans détour,
Il bénissait l’enfance, et l'offrant pour modèle,
De ceux qui l’écartait, il condamnait le zèle :
‘“ Laissez-les, disait-il, arriver jusqu'à moi;
‘ Le ciel de l'humble enfant doit couronner la foi.” Brûlant du même feu pour le salut des âmes,
Vous nous montrez son cœur tout consumé de flammes. Par vous nous connaissons ses saintes volontés.
Ah ! comment pourrions-nous répondre à vos bontés ! Offrir à Dieu pour vous nos vœux et nos prières, Pratiquer tous les jours vos leçons salutaires,
C'est là ce que Jésus nous demande avec vous : Pourrions-nous oublier un devoir aussi doux P
D'un cœur reconnaissant pour vous offrir l'hommage, Je m'adresse à Celui dont vous êtes l’image,
A ce Maître divin qui descendit des cieux,
Pour racheter nos jours par son sang précieux.
Doux Sauveur ! ton nom seul est toute ma science ; Ton ineffable amour est ma seule éloquence ;
Ah ! daigne m’exaucer et soutenir ma voix :
Je t’implore pour ceux qui m’apprirent tes lois ; Répands sur eux les dons que ta main paternelle Réserve à tes élus dans la vie éternelle.
Seigneur, bénis surtout le pasteur vénéré Qui nous introduisit à ton banquet sacré, Et dont le zèle ardent, la tendre vigilance Guidèrent jusqu’à toi notre timide enfance.
Voici donc, grâce à lui, le plus beau de nos jours ; Ce jour qui, de la vie embellissant le cours,
A porté le bonheur dans l'âme de nos mère, Réjoui dans le ciel nos anges tutélaires,
Et consacrant à Dieu le temple de nos cœurs, Nous a, du saint amour, fait goûter les douceurs. O Toi qui vis en nous, Ô notre unique Maître, Nous prions pour celui qui nous a fait connaître, Qui nous a fait aimer ton immense bonté,
Fais que nous répondions à tant de charité,
Et que, de ses leçons conservant la mémoire,
A jamais avec Lui nous vivions dans la gloire!
l. ‘ES WE | | 5 RE :
TT ar