‹ Une voix dans la fouleChapitre 41 sur 66 · I.K SOLEIL SUB LES FLEURS l5'J · texte numérisé non relu

I.K SOLEIL SUB LES FLEURS l5'J

Parfument la chanson naissante des oiseaux. On entend des jets d'eau tinter parmi les marbres. Parfois, laissant sur les lèvres un goût amer, Un vent déjà trop chaud s'élève de la mer.

A l'ombre, les bamliins et les petites filles

Ont des reg-ards aigus sous leurs cheveux boufiFants.

Une femme drapée en son châle à résilles

Crie à voix rauque et fait des signes aux enfants.

Des linges blancs, des chiffons bleus, des loques vertes

Papillotent partout aux fenêtres ouvertes.

Et je pense, couché parmi les tamarins, Que de toi, douce ville où j'aurais voulu naître Au chant lointain des vignerons et des marins, Je ne me souviendrai dans l'avenir, peut-être. Que du frémissement rouge d'un éventail Dans l'ombre violente et froide d'un portail.

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