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du pnys de glace où sa verve poétique se gelait, il retournerait en Allemagne. « pour faire ensuite un voyage en Italie' »; l'autre à M. des Portes, qui lui a laissé des Heurs en héritage et auquel il dit :
Je suis fâché
Qu'avant, pour flatler mes malheurs, Des livres, des lableauv, des arbres et des Heurs,
Je ne puisse jouir de mes biens ni des vùlres; Que le sort me soumette à sa plus dure loi
El que, devant mourir pour moi,
Je vive toujours pour les autres-.
Dans ces trois dernières lettres, Chevreau se montre peu cntliou siaste pour celte vie errante et vagabonde, qu'il mena si longtemps et qu'on serait tenté de croire volontaire, sans ses protestations. Le plus souvent il aspire à se reposer ; il serait bien aise de « tomber des .\lpos » dans son « désert » ; d'être libre enfin ; mais, ajoute-t-il mélancoliquement, je crains de n'avoir « guères moins de peine à revoir Loudun », mon cher pays natal, » qu'en eut Ulysse à revoir Ithaque ' ».
La même impatience d'aller « droit » à son repos, à moins que la mort ne l'arrête en chemin, se manifeste dans le billet de Cell. 29 avril IGtJ.T, à M. MoROSiM, depuis ambassadeur en Savoie, en France, à Constantinople'. C'est d'ailleurs le dernier que nous possédions daté de l'étranger. A part un de Paris, fin février 1678, à M. D.vcier, père qui l'avait remercié d'honorer le mérite de son fils , et un aulrcdeVcrsailles, 8 juin 1G82, pour vanter « l'ordre, la clarté, le bon sens, le beau naturel, la profonde érudition ' ■> du P. Frizox. tous les autres sont datés de Loudun, oii Chevreau s'est enfin retiré, selon ses vœux.
Le l''' Billet daté de Loudun est du 20 août l()8o, le i^'^ et dernier du 18 février 1695. Mais il faut mettre à part, comme l'a fait l'auteur, cinq d'entre eux qui appartiennent à la série des Billets critiques. Nous les analyserons avec ces derniers. Les autres ont pour destinataires Frizo.n, de S.\int-Martin, Bensér.^de. Bay.\rd. le duc dv Mai.nt.. la mariji/ise de Sevret, M' DE S. G., M. de la F. et lardé Ge.nest.