‹ Urbain ChevreauChapitre 30 sur 371 · Memnirex i/e sldlislli/ito · texte numérisé non relu

Memnirex i/e sldlislli/ito

3. O regislrc ciiininvnil Iruis volumes maïuiscrils in-i. rclii's cii mmh il iimlMiit les ir" 3i. .S-'i et .'iO fin riil;iliimii'. Le pi-emiiT vnluiiii- v,i ili' Kill.'i h Kil.'i el niiii|inMiil 222 fp\iillel>. iliuil \in (Irhielii' el |ii)rtaril la ilale de- jiiilli'l i;is:i. j..' diMixiéine va lie llHC à Iti:i7 et euiilieiU .'{ilt feuillels. plus ilrs iiisrri|ilii)iis sur la ciinvei-lure intéi-ieiire, à la fin. Le Iriiisiêiiie va de I(i37 lavrii ) à ItL'ili el ioiii|ile it2 l'eiEillels. Les li'iiis volumes i>orleiU |Hiur lilee : /tri/i-sliiiii liiiii hii'iiiliiiiiiyiliiiiiii. tu intianini, iturlitÊ'uluttin, tPtii/mrutntfiw stuttiuriiiil i/iirint ftlionim itrhntnt r.r/ti'i/iturinfi in rfitlet/i(t fiiriilldlix raiiiiiiiii cl liiilix jnriiiiii /iiijiis iitiiuv cl fi-Krlif'rr.r iiiiimsiliilix /litKiiciisis |ier me Jnliiiiiiiriii Mrsli/i-ri:ii. seriliam |U'a'dii'li eidlrf;ii dlcNi' lui'iillalU uliins(|ue jui-is. .\iino Domini millesimo sexeentesimo quinlo.

4. l'ufzv l'il). roelo du :i' vnluuie. Ureeiulire |li(7. iip. mI-m2.

0 l.'liriMMF.

très vif |iiiur li's cIkiscs ik' l'esiirit. se faiic iiiie [i\:wv rei'iiinin.iiiilalilc. ;i un âge où la |iUi|iarl des jouiics gens n ont pas eiicure i|iiillé les lianes lie l'éeole, cl sun eontemporain, Philiiipc Hrcuiyn, nbiié cl doeleur en Sorboimc, conseiller an parlement de l'aris. déclare même cpie, » dés l'àiie de [;i ans u, il faisait impi'imer de ses nuvrajjes'. Comment s'cxpli- (jncr qnc Chevreau ail atlcndn si longtemps, pour snbir des examens (|ui pouvaient se passer dans la dix-sepliémc année"?

Risquons deux hypothèses également plausibles. On sait (]u'iiuc ]icste violente éclata dans Poitiers au mois d'août IGiK cl à I.ondnii. lin d'avril 1(5:12. 11 est permis de supposer, ou bien que Chevreau, se destinant tout dabord à Ictat ccclcsiastii|ue. vers lequel rinelinaienl sa piélé. son peu de fortune et ses fréquentations, a pensé fort lard •seulement à se faire recevoir avocat, aiirès avoir talé du métier des armes, comme Saint-Evrcmond et tous les cadets de familles : ou bien (pie. chassé de Poitiers, puis de Loiidun. par la [leste et désireux de se faire un nom et des amitiés, il est venu, à vingt ans, se iLver' à Paris. Là son ardeur au travail et ses progrès rapides dans les belles-lettres; lui auraient mérité bientôt, dit Moréri', (i un rang distingué parmi les savants du xvir siècle ». Pins, une fois en possession d'une eerlainc célébrité, il aurait, afin de donner un couronnement à ses éludes antérieures ou de se ménager pour plus tard une soin-ce de revenus, sulii ses examens tie droit h l'oitiers. la seule ville avec Orléans, qui [louvait, à cette éiioque, conférer le baecalauri'at el la licence en droit civil'-.

Pour reconnaître ses talents, on lui olTiit un canonicat. Or, cm sait que si le canonicat pi'opi'cmenl dit n'était ipi'un litre spirituel, la prébende (pii >■ élail toujours attachée, diiuiiait droit à une p(^rti(Uidu bien ccclésiasiirjue*. (!etle oITre élail donc avantageuse el bien d'autres à sa

1. lliliHiillii'iiiie iiiiii l'i-scllr. l'Iiniriiii. imwwJLf cili''.

2. l'ii'iTc (Innicilli» IV'liiU à ilix-li\iil. « .\v(icals on Kraïu'o. (■cril lîiMiianl ilc l.:i lîoi'lic l"lavyii. dans sc.< Ircizi' lirrn- ilrs /'iirlciwiils i/r h'idiirf (Mil7. I. III, |i. Î.V.U. pi'uvt'iil'rlrc l'i'riis à (lix-si'|il ans. "

.'!. llMiniinslIcr ilc I.a ImiiiiI (Kssiit sur l'Iiishiiri- ilr la lillf dr /.niidiiii. l'iiiliiTS 1778. i' pavlic, |>. l.'iUi, l'affirnii' cl ajiinlc (in'il s'y « fil dr lionnes connaissanri-s. »

t. " De liMis trm|is. iH-i'il .M. ('.. .ManvMi dans sun lUndc snr /'rllissnii (|i|i. 2S-2!»), l'aris avail rlr le rcndiv.-viins des aniliilicux dr n'iKiinni 'r Ml li'iairr. 'l'uni en n'-vanl de lanrici' |iiM''li(inr on ^ncrricr. on di;srrnilail i-lirz nn i'onipahi(di'. i|ni m' di'inandail pas niirnx i|ni' do ('(ninailro ol do pnd|■'^■lM• lonlo sa iinivinro... "

.'i. /.'■ tiiiiitil Iliiliiiiiiiiiiii' /lislariifiif on lo niolaii.ui> onrionx do I lii>liiiii' ~aori'i' ol profane i l.yon lli7i. I vid. iii-fol.. ol KWI, î vol. in-l'ol.). p. SUi.

Cl. V. ICI. Allairo : /.ii /Inii/rrc iliiiis lu niiiisnit dr l'nnilf. I. I. p. II), mile :î ;

Sorvois : 1.(1 llriiijrri', I. I, p. j\v I II. Ilinilioiiel, firoffior à la oiar d'()i-|i'an> : //ixinirc

t/c Vri-filr ftr (fniil it'ffrlrfins.

7. V. ffirlintitniin' tniirrrsrl ^/o.v si-irnn's rn-lrsidslit/iirs jiar l'aliho (llaii'o. l'aris. l'iUL-isiol^'in'. Ilnrand. ISliS. arl. riinniiiriil. \ dix ans ol inénn' an-dossun-;. on ponvail olilonir nn oanonioal dans les i' diogialos : il on fallail an iiioiri^ (pialor/o pour les oa(lii''ili'al<'s iV. liiiiiiilr /■.'iiriiclii/irilirj.

LA VIE DK CllKVIiEAU 9

pl.u'p 1 aiiraienl ai'ccpli'O avri; emincssciiioiit. .Mai-< il riimail sa lilicrté. ri. luuir ne pas l'aliiMiei'. il refusa. immi\'ii\ an f à .Myr le ilnc de lîrissac les [irovisioiis du bénéliee dont eelni-ei l'avait ()i)urvLi '. Il ne Vdulnt même pas .se marier. Son biograidie anonyme- prétend f|u'il songea d'alMird an mariage, mais ([.ne des emliarras, dont il M'indicpic pas la nnlnre, l'empêchèrent de s'ai-i'êler à eelle idée. Une fois parvenu à un âge pins avancé, il étail trop lard. SI resla donc toujours célibataire '.

Il dit lui-même dans ses (Eiirrc^ rnrlih'S '• :

(( Quelque impétueux que j'aye élé dans ma jeunesse, je m'en suis tenu à la conclusion de ce madrigal :

Quaitil lu roudras aiincf. iifouls (junlc :'i hicii cliuixh', Sans le l'Oilti'r Jaintis d'uni: capiirancc vaine :

Sarloiil fuis si liian que la peine

Ne pusse jamais le plaisir,

.\e perds ni soin ni Icnis, :uipi-rs île lu rclielk': l'unrpeu ijii'clle réponde ù Ion uinoiir liih'llc.

f^ois liardi jusiiu'à lonl oser;

l'I, si lu reux le lusse)' d'ella.

.\ c niuiuiue pus de l'i'pouser.

Oe n'est pas seulement [lar cette maxime (|ne j'ai toujours vécu dans le célibat ; j'ai l'cgardé avec beaucoup de réilexion les incommodités inséparables du mai-iage et. n'ayant [)u m'en accommoder, j'ai jiris ce parti, dont je me trouve parfaitement bien... »

(> dernier aveu de Chevreau paraîtrait indii(uer une âme (''goiste et froide, un homme poiiililleiix et [len accdinmodant. Il n'en est rieu. N'oiei en effet ce que nous lisons dans linlrddindiiui des (Kiirrci;

//(C'/rTS ■ :

" Ce n'était pas un de ces savants (|n'nii pédanlisnu.' insupportable rend à chargea lunl le monde. Son humeur libreet enjouée; la persuasion où il étail (|ne les pins vastes connaissani'Cs soni biiijiuirs boi'iiées ; eidin la haine qu'il [loi-tail à Innt ce qui ressentait l'anicun' [UMpi-e, sont îles qualités ([ni rendaient sa conversation agréable anlant qu'elle était

1. Itilli'l il .\l^r. Il' duc (II' l!i'is..i;ic. (/lùnirs nn'lers, |i. i.'i.

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