‹ Urbain de HercéChapitre 178 sur 196 · II. — Lettre des Commissaires des Etats au Hoi · texte numérisé non relu

II. — Lettre des Commissaires des Etats au Hoi

Sire ,

Votre Majesté vient d'ordonner à l'Évèque de Doide se rendriulans son Diocèse. Nous nous interdisons toute espèce de réflexions sur la démarche qui a déterminé cet ordre ; mais nous supplions instamment votre Majesté de vouloir bien considérer que ce Prélat est député des États de Bretagne; qu'à ce titre les affaires de la Province exigent sa présence à Paris, et qu'il ne peut être suppléé dans les fonctions qui lui ont été confiées.

Les Députés des États sont, non seulement, chargés de présenter à Votre Majesté le cahier des très humbles remonstrances de ses fidèles sujets de Bretagne et d'en solliciter le succès, mais encore de suivre, avec activité, les différentes afTaires qui intéressent la Province. Les règlemens, approuvés par Votre Majesté, les assujetissent à rester à Paris pendant l'intermédiaire de l'Assemblée des États, et jamais, Sire, il ne sera dans votre intention de priver la Bretagne d'un de ses re[trésentans.

En rendant l'évèquede Dol à des fonctions importantes (dans lesquels nous sommes persuadés qu'il regrette de ne s'être pas renfermé). Votre Majesté acquerera de nouveaux droits sur la reconnaissance d'une Province, (jui n'est pas moins distinguée par son inviolable fidélité, que par son amour pour ses souverains.

Nous sommes avec le plus profond respect, Sire,

de Votre Majesté,

Les trèshumbles, très obéissans, et très fidèles serviteurs et sujets,

Lks Commissaires des Etats dk Bretagne.

A Kennes, le 11 janvi(;r 1788.

III. — Lettre des Commissaires des États de Bretagne, à MM. les Députés et P. G. S. des États, à Paris.

A Rennes, le 11 janvier 1788.

Messieurs,

Nous avons reru la lettre, par laquelle vous nous faites l'honneur de nous informer quïl a été notifié ;"i M. TÉvèque de Dol un ordre de se retirer dans son Diocèse.

On ne peut, Messieurs, être plus sensible qiif nous le sommes, à cet événement. Nous nous empressons de joindre nos sollicitations aux vôtres, pour la révocation de cet ordre, et nous avons l'honneur de vous envoyer copie de la lettre que nous écrivons au Roi, à ce sujet. Nous prions M. le Baron de Breteuil de la mettre sous les yeux de Sa Majesté, et nous en adressons copie à M. l'Archevêque de Toulouse, ainsi quà M. le Duc de Penthièvre, et à M. le Comte de Thiars.

Nous sommes avec un sincère attachement et respect, etc...

IV. — Lettre des Commissaires des États à M. le liaron de Breteiiil, ministre et secrétaire d''État à la Conr.

X Rennes, le 11 janvier 1188.

Monsieur,

Nous sommes instruits que M. lËvèque de Dol, l'un des Députés des États, vient de recevoir l'oindre de se retirer dans son Diocèse. Nous nous empressons. Monsieur, de représenter à Sa Majesté l'importance des fonctions, dont il a été chargé par la Province et dans lesquelles il ne peut être suppléé. Nous vous prions de vouloir bien mettre sous les yeux de Sa Majesté la lettre (]ue nous prenons la liberté de lui écrire à ce sujet. Nous vous aurons. Monsieur, une obligation intinie de faire valoir, dans cette circonstance, les justes motifs de nos repi'ésentations.

Nous sommes avec respect, etc.

{Une lettre semblable fut envoyée au ministre Luménie de Brienne, archevêque de Toulouse, au duc de Penthièvre, gouverneur de Bretagne, et au comte de Thiard, commandant en chef en Brctaync.^

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