L.-J.-M. DE Bourbon
"Vil. — Réponse des député?, des États de Bretagne aux Commissaires
des États.
Paris, le 23 janvier 1788.
Messieurs,
.Nous avons reçu la lettre que vous nous avez fait Ihonneur de mous écrire le H de ce mois avec copie de celle adressée au Roi à IcHet de solliciter le retour de Mgr l'Evéque d<' Dol à la députalion.
En conséquence, nous nous sommes empressés, Messieurs, ili; léilérer nos suppliques à Sdu Allesse M. le Duc de Pentliièvre, à M. le Haron do Rretfuil et à M. li; (]>« de Tliiars, en les priant d'appuyt^ivos repi'ésenlations.
Ces Messieurs nous oui promis de les faire valoir auprès de Sa Majesté, en nous faisant néanmoins sentir qu'ils ci-aignoient qu'elles ne fussent sans succès, l'ordie donné à Monseigneur étant émané du propre mouvement du Roi.
Nous n'avons encore pu voir M. l'Archevêque de Toulouse <jui est malade et qui ne reçoit personne.
Nous ne négligerons, Messieurs, aucunes démarches pour seconder vos viies et les nôtres à cet égard.
Nous sommes avec un sincère attachement et respect, Messieurs.
Vos très humbles et très obéissans serviteurs,
Les députés, et P. G. S. des États de Bretagne :
Le Pkovost de la Volïais.
De la Mottk-Fablet.
Du BOBERIL DK ChERVILLR.
VIII. — Lettre des Commissaires des États à M. lÉvêque de Dol, député des Etats à la ('oiir, à Dol.
\ Kennes, le 22 janvier 1788.
Monseigneur,
Nous avons reçu la lettre que vous nous avés fait l'honneur de nous écrire le 15 de ce mois. On ne peut, Monseigneur, èti'e plus alfecté que nous le sommes, de l'ordre, qui vous a été notifié, au nom du Roi. Nos démarches, dans cette fâcheuse circonstance, ont été, également, déterminées par la considération des intérêts de cette Province, et par les sentimens que vous nous avès inspirés.
Nous avons l'honneur. Monseigneur, de vous envoyer copie des représentations par lesquelles nous avons demandé, avec instance, la révocation de cet ordre. Nous avons prié Mgr le Duc de Penthièvre, M. l'Archevêque de Toulouse, M. le Baron de Breteuil, et M. le Comte de Thyard, de réunir leurs sollicitations aux noires.
Nous désirons, .Monseigneur, que voire indisposition n'ait aucurx' suite, et nous serons, toujours, llattés d'avoir des occasions de
PIÈCES .lUSTIFIGATIVES 473
VOUS ténioignci' l;i |)ai't (]ue nous prenons ni tout i-.e qui vous iult'-resse.
Nous souunes avec respect, etc.