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SÉRUM DE VEINE RÉNALE

Le sérum de veine rénale que nous avons enmployé nous a été fourni par MM. Harriox et CaR-

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RION. On sait que les premiers résultats obtenus par TEissier, le furent avec du sérum de veine renale de chèvre. À l'heure actuelle, ce sérum est fourni par le cheval. Comme pour l'extrait thyroïdien, nous allons donner quelques détails sur sa PRÉPARATION, détails que nous devons à l'obliseance de M. HAL£LION qui a bien voulu nous communiquer la note suivante

« D'une façon générale parmi les animaux que la sérothérapie utilise, le cheval, grâce à l’inna cuité relative de son sérum, à l’état normal, est ce. lui que l’on utilise de préférence. Ajoutons qu'il est facile de saigner cet animal par la veine jugulaire et de lui prélever ainsi, sans dommage, une quantité notable de sang.

Par contre, pour le ‘pfélèvement du sang veineux rénal, il faut convenir que l'opération sur le cheval n’est pas des plus commodes, étant donné la masse considérable de l'animal, qu'il n’est pas facile de mobiliser au gré des nécessités opératoires. | |

En deuxième ligne, la profondeur à laquelle se trouve le rein gauche (qui est cependant le plus abordable) contrastant avec l’exiguité de l’espace costo iliaque où se fait l’incision et enfin la difficulté qu'on éprouve à récliner l'intestin et surtout la rate pour dégager le hile rénal.

Néanmoins, à l'exemple du D° Marc pe Lévis:

(Thèse de Lyon, 1905) on ‘arrive à surmonter ces difficultés, régulièrement, avec un peu d’habi-

tude, surtout si l’on s’est exercé d'abord une fois où deux sur le cadavre comme nous avons pu le faire à l’école vétérinaire d'Alfort, grâce à l'amicale obligeance de M. le Professeur Coquor.

En dedans du rein, on divise le péritoine pariétal, on cherche la veine rénale, on la reconnaît, on la libère, avec précaution, sur une certaine étendue, enfin on passe derrière elle deux anses de forte soie. De ces dernières, l’une servira à lier le vaisseau au voisinage de son abouchement dans la veine cave et l’autre à fixer la canule dans son : bout rénal. Nous n’entrerons pas dans le détail des manœuvres opératoires.

On aura, notons-le, pris soin de tout disposer de manière à ne pas perdre un instant entre la ligature de la veine et l'écoulement du sang par la canule, car il faut éviter la stase qui nuirait au rein et qui exposerait, en outre, à une coagulation intraveineuse. |

Un large tube de caoutchouc, qui s'adapte à cette canule et aboutit, d'autre part, à un tube de verre de 30 à 35 centimètres, conduira le sang rénal dans des récipients identiques à ceux que l’on emploie à l’Institut Pasteur, pour la récolte du sang antidiphtérique. Il va sans dire, que la canule, les tubes, les récipients ont été, au préalable, dûment stérilisés.

«Un cheval peut donner, dans ces conditions, Ait M. de Lévis, 6 à 9 litres de sang, soit un rendement de sérum de r à 2 litres. »

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