DÉMARRER R
Le rythme respiratoire continue à être très variable.
Les pupilles sont dilatées.
(ANT SE TÉRANSS R : 80.
L'animal réagit bien. ï
Ai Fe Eee R : 60. | \ PAA200:
La respiration est très superficielle, les pupilles dilatées.
Jeudi, 40 h... Mort. | Autopsie. — Non pratiquée.
Survie : 44 heures.
Poids, avant : 1750 grammes.
—- après : 1560 grammes.
LA MOYENNE DE LA SURVIE, à la suite de l’injection de sérum de veine rénale, est de 35 heures, soit un gain de 2 heures sur la meilleure moyenne obtenue chez nos animaux sacrifiés (extirpation d'un rein, ligature de l’uretère opposé : moyenne 35 heures). Evidemment, l'animal de l’expérience n° 33, qui n'a vécu que 4 heures +, a sensiblement fait baisser cette moyenne, mais, comme nous n'avons trouvé aucune cause opératoire à cette mort rapide, comme aucun organe ne nous a semblé macroscopiquement lésé, nous devons faire entrer cet échec thérapeutique en ligne de compte.
L'étude des différentes observations des animaux à qui nous avons injecté le sérum de veine rénale ne nous montre pas grande différence dans la façon dont l'animal a supporté l'opéra: tion.
L'animal a semblé présenter des réactions plus
marquées et le coma apparût peut-être moins rapidement mais, en définitive, nous ne pouvons dire qu’expérimentalement le sérunr de TEISSIER nous ait donné des résultats bien concluants.
H semble, au contraire, que, CLINIQUEMENT, Ce sérum ait donné à TrissiEr des résultats fort encourageants. Dans une communication à l’Académie de médecine, le professeur TEISSIER rapporte 3 cas types d'amélioration notable obtenue par injection sous-cutanée de sérum de veine rénale de chèvre: «La dose--inrjectéé" 4; varié, éntré 15 et 0 centimètres cubes. L'auteur fait remarquer que pour conserver son activité, le sérum ne doit être âgé que de quelques semaines. Le sérum que nous avons employé et qui répondait à ces conditions, ne nous à pas donné expérimentalement les résurreclions soudaines, dont parle TEISSIER.
Quant au MÉCANISME DE L'ACTION PU SÉRUM, Teissier le considère comme assez complexe :
1° Action stimulante du sérum vis-à-vis de l’appareil glomérulo tubulaire.
2° Action antidéglobulisante.
3° Effets neutralisants et inhibiteurs,
4° Introduction dans l'organisme d'albumines saines capables de chasser de leurs combinaisons chlorées les toxalbumines retenues dans les tissus, qui, ainsi libérées, sont en état d’être plus facile ment éliminées ou détruites, surtout au niveau dv foie.
Nous avons énuméré ces hypothèses pour voir
LE
Re TE
si nous pourrions découvrir, dans ie mode d'action du sérum, la cause de notre échec thérapeutidues à
I est certain que le sérum de veine rénale ne pouvait, sur nos aimaux, stimuler les fonctions de l'appareil glomérulo tubulaire. Le sérum était donc réduit à son action sur le sang lui-même, action qui semble d'ailleurs prépondérante dans l'hypothèse de TEIssiER.
Quoiqu'il en soit, d’ailleurs, nous nous bornerons à la simple constatation des résultats obtenus dans nos expériences, résultats en somme peu encourageants.
La quantité injectée a été de 1 cm, dose journalière, ces injections ayant été répétées quotidiennement pendant la survie de l’animal. Qu'il nous soit permis, sans vouloir préjuger de la méthode ni des qualités du produit, de nous arrêter sur la faible quantité de principes actifs ainsi introduits. Dans l’opothérapie vraie, c'est l'extrait de l'organe, son suc qui est, soit ingéré, soit injecté. | | Ici, c’est pour ainsi dire un extrait physiologique, extrait fait par l'organisme lui-même, par le sang et pour les besoins de cet organisme. Mais, ‘qu’on songe à la quantité de sang qui circule en 24 heures dans la veine rénale emportant ainsi dans le torrent circulatoire le principe inconnu de la sécrétion interne du rein. Qu'on se souvienne des 200 centimètres cubes de sang que chaque
08e systole ventriculaire chasse 70 fois par minute vers la périphérie. ; :
On se rendra compte ainsi combien semble insignifiante la quantité de sécrétion interne du rein que peut contenir 1 cm° de sérum de veine rénale.
Nous ne voulons pas, par ces quelques objeclions, faire du sérum de Teissier une critique qu'il ne mérite certainement pas. Les beaux résultats obtenus chez l'homme demeurent acquis. Nous insistions plus haut sur ce fait que M. Tessier considérait surtout cette médication comme une médication d'attente susceptible de laisser au rein le temps de récupérer ses fonctions momentanément abolies ou diminuées. Par là même, nous ne pouvions attendre du sérum de veine rénale des résultats meilleurs que ceux qu'il nous a donnés.