‹ Urémie Expérimentale Essais ThérapeutiquesChapitre 47 sur 56 · BY · texte numérisé non relu

BY

L'animal réagit bien.

Pupilles dilatées. “

— IOI — Mardi, 8h.4. Mort.

Autopsie. — Liquide citrin dans le péritoine.

Reins pâles et augmentés de volume.

Survie : 58 heures.

Poids. — Avant : 1850 grammes.

——- Après : 1570 grammes.

Expérience n° XLI

Avant l'opération : L'animal avait recu dans les trois jours précédant l'opération :

Le premier jour 1 cms Le deuxième jour 2 cm3 Le troisième jour 2 cm3 d'extrait d'ovaire.

Le lapin (mâle) semblait absolument normal.

Samedi, 9 h. 4 Opération. — Durée 1/2 heure. Opéré seul.

Au cours de la ligature du pédicule rénal droit, un mouvement brusque de l'animal détermine la déchirure totale du pédicule. Les vaisseaux qui saignent abondamment peuvent être saisis dans une pince et la ligature pratiquée. Le rein droit est donc enievé. On procède ensuite à la ligature du pédicule rénal gauche.

A la suite de l'opération l'animal recoit une quatrième injection d’extrait d’ovaire.

L'animal est, à ce moment, dans un état de schock très prononcé. Il est longuement réchauffé.

P:: 250 Pupilles contractées. L'animal est sur le flanc.

AM SR D RE Re te; P': 240.

L'animal réagit mieux mais les pulsations sont faibles.

Dimanche, FATE:

HORS EC Pu:7220:

Diarrhée. Pupilles contractées.

Lundin9 h- cs R:::60:

P : incomptable.

L'animal est sur le flanc, la respira-

tion est très superficielle.

Pupilles dilatées.

A ORNE INR RSA P': + de 240.

Le rythme respiratoire est irrégulier.

NAME AT L'animal présente des pauses respiratoires et des contractions diaphragmatiques violents.

LH Pr Mort.

Autopsie. — Non faite.

Survie 59 heures.

Poids. — Avant : 2150.

— Après : non pesé.

LA MOYENNE DE LA SURVIE chez des animaux à qui nous avions fait, soit avant, soit après l’opération, des injections d'extrait d’ovaire a été de 56 heures 1/2.

C'est dire que les accidents se sont succédés moins rapidement, mais leur évolution dominante et Constante s’est faite encore vers le coma.

Un phénomène un peu particulier a été le rvrH- ME RESPIRATOIRE spécial, noté dans plusieurs observations. Ce rythme se rapproche du rythme de Scheyne Stockes, dont il différe pourtant en ce qu'il n'existe pas de pause respiratoire véritable : on note une accélération des mouvements respiratoires en série, avec augmentation d'amplitude, puis une diminution progressive. La pause respiratoire n'existe peut-être pas parce que le rythme respiratoire normal de l'animal en expérience est beaucoup plus rapide que chez l'homme.

Comment expliquer la plus grande survie à la suite de l'injection d'extrait d’ovaire ? C'est là une question que nous n'avons pas résolue et qui prète à toutes les hypothèses.

Cet extrait opothérapique n’a pu aucunement agir sur le rein lui-même préalablement isolé. Il a dû être accumulé au niveau du foie organe de réserve. Est-il intervenu au niveau même de la cellule hépatique pour empêcher la production des lésions décrites par Lospericu, à la suite de lésions rénales, et qui enlèvent au foie une grande partie de son pouvoir antitoxique. …

Est-il intervenu en agissant comme antitoxique au niveau du sang lui-même ? |

Est-il intervenu en agissant sur la pression arté-

rielle ? On sait en effet que, pour Livow, l'extrait d'ovaire est hypotenseur. Alors qu'au contraire les lésions rénales s’accompagnent d'hypertension, ScHur et WIEssEL ayant d’ailleurs signalé la présence d’adrénaline dans le sang des malades atteints de néphrite.

Remarquons que toutes ces hypothèses cadrent d’ailleurs avec celle plus générale émise par TEissiER au sujet de la néphrine. Le seul mérite de cette méthode est, selon lui, de neutraliser directement ou indirectement les poisons urémiques et d'éloigner ainsi l'échéance des accidents menaçants ce qui permet d'employer les différentes méthodes susceptibles d'agir directement sur ‘le rein. Ce qui prouve que l’action de la néphrine n’a rien de spécifique, ce sont les bons résultats obtenus dans les néphrites par le liquide orchitique, ce sont les prolongations que nous avons obtenues grâce à l’extrait d'ovaire. Ne recherchons pas trop le mécanisme de cette action qui semble bien complexe, contentons-nous d'espérer que l'extrait d'ovaire permettra plus que la néphrine de « retarder l’échéance des accidents menaçants ».

Remarquons, en terminant, que les résultats obtenus ont été sensiblement les mêmes, quel que soit le sexe de l'animal en expérience.

Page 1