TE UE ALTER
P51820; Marti at Ue L'animal est sur le flanc.
MIQUELON Mort.
Autopsie. — Liquide séreux dans le péritoine.
Pas trace de péritonite.
L’anse intestinale perforée adhère à
la paroi abdominale, postérieure un peu en avant et en dehors du rein droit. Cette adhérence est la seule traèe de réaction.
Les reins sont blancs et presque complètement détruits.
Survie : 56 heures 1/2.
Poids. — Avant : 2150 grammes.
— Après : 2000 grammes.
Dimanche,
Mardi, midi.
MM SSONTETE
Expérience n° XLVII Opération, — Durée 29 miuntes. Opéré seul.
Ligature des deux pédicules.
Les reins sont petits.
Après l'opération l'animal reçoit une injection de 100 em de sérum gly-
cose EU 02 Pir:200:
Les pupilles sont normales.
L'animal reçoit une deuxième injection de 100 cm3 de sérum glycose.
Prruee0:
L'animal réagit bien.
Pupilles dilatées.
Par 220
L'animal n'a pas mangé. Pupilles dilatées.
Re; :
L'animal réagit à peine. La respiration est très superficielle.
Mort.
Autopsie. — Liquide séreux dans fe péritoine.
Foie hypertrophié et très coloré.
Reins pâles.
Survie : 62 heures.
Quel a été le mode d'action du sérum glycose et comment expliquer les résultats obtenus ?
Ce sérum a été employé surtout comme diurétique et nous devons signaler les expériences de FLeic, d'Arrous et JEANBRAU. JEANBRAU à l’occasion de deux malades anuriques, guéris par l'injection de sérum sucré, reconnaît à ce sérum, sur le sérum salé, un certain nombre d'avantages dont nous retiendrons les deux suivants :
1° Ils sont beaucoup moins toxiques que les sérums salés. à
2° Le sucre partiellement brülé dans l’organis-
me, s'élimine par les poumons, sous forme d’eau et d'acide carbonique, « ce qui facilite le travail des reins ».
. Nous n’avons pas à retenir les propriétés diurétiques qui n’ont pas à intervenir dans les cas qui nous occupent, mais il faut nous demander quel est, dans le sérum, l'élément actif.
LOoEDERICH a fait remarquer que quand les fonctions rénales sont brusquement supprimées, le foie essaye en vain, de lutter contre l’autointoxication. En même temps qu'une congestion intense s’y produit, sa réserve glycogénique s’épuise et très vite, sa fonction antitoxique est annihilée.
Le sérum sucré ne peut-il pas agir en empéchant la déchéance rapide du foie et en lui permettant de réagir pendant un certain temps, du moins, contre l’intoxiéation.
Enfin, le sérum sucré n’intervient-il pas pure-
ment et Simplement en empêchant la dénutrition de l'animal en expérience.
À ce dernier point de vue il peut agir d'une part par son eau et d'autre part par son sucre.
Nous avons, au chapitre précédent, étudié le rôle bienfaisant qui peut être attribué à l’intro-
duction de l’eau dans l'organisme et nous n’y reviendrons pas.
Quant au sucre, il peut agir soit uniquement par son rôle alimentaire qui doit être relativement peu important : en effet, l'injection sous-cutanée d'une part, la faible quantité de sucre injectée d'autre part, semblent réduire le rôle nutritif au minimum. Mais plutôt l'injection n’agit-elle en tendant à rétablir le taux noormal du sucre dans le sang qui s’abaisse dans l’inanition.
En tous cas, ce que nos expériences ont établi, c’est que le sérum glycose est appelé à rendre des services dans le traitement de certaines formes de l’urémie. La survie observée nous est un témoignage de son inocuité, si bien que nous croyons qu'il devra être employé de préférence au sérum salé qui semble aujourd’hui condamné par l’expérience clinique.
Résumé des Observations