AUGMENTATION
annuelle
Pr. C.
Fr. c.
Fr. C.
Fr. C.
Fr. C.
Moyenne de Taugmentation annuelle du produit des concessions industrielles Fr. 5,222 15
id. id. id. ménagères » 6,724 30
Moyenne générale » 11,946 45
soit Fr. 12,000 en chiffre rond.
Il résulte de ce tableau que, en appliquant la moyenne cî-dessus aux années 1883, 1884, 1885 et 1886, cette dernière année pouvant être considérée comme la première année noroiale de la nouvelle ei^ploitation, l'augmentation des recettes Eau ménagère atteindra, au bout de cette période de quatre ans, Fr. 26,897 20, correspondant à 560 concessions nouvelles d'un litre à la minute. La vente totale d'eau ménagère s'élèvera donc à Fr. 189,060 55, au Heu de Fr. 162,163 35 en 1882. L'augmentation des recettes Eaux motrice et industrielle pour la petite industrie atteindra Fr. 20,888 iBO, portant la vente totale en 1886 à Fr. 72,559 35, au lieu de Fr. 51,670 75 en 1882. La recette du compte Entretien des concessions, qui s'est élevée à Fr. 8,000 pour 1872, atteiiHlra Fr. 10,000 par le fait des cinq cents et quelques nouvelles concessions payant chacune Fr. 4.
A ces trois causes d'augmentation viendront s'en ajouter deux autres, savoir : 1^ Le prix payé par les usiniers pour la force qui leur sera restituée. Cette force sera de 160 chevaux environ pour la première période, et le prix peut être évalué en moyenne à Fr. 55 par cheval et par an (du moins c'est sur cette base que la Ville a déjà traité avec un des principaux usiniers). La recette de ce chef s'élèvera donc à Fr. 8,800 environ. 2° Les recettes provenant de la Force motrice à distribuer aux industries actuellement existantes dans la Ville ou sa banlieue, et qui ont manifesté la volonté de renoncer à leurs machines à vapeur aussitôt que la Ville se trouvera à même de fournir la force à bon marché.
Nous pouvons compter de ce chef sur une vente immédiate de 89 chevaux au moins à trois sociétés industrielles, ce qui, sur la base de Fr. 225 par cheval et par an, correspond à une recette nette de Fr. 18,750. Le total des augnientations de receltes provenant des cinq rubriques ci-dessus s'élève à Fr. 77,335 80, ce qui porte les recettes totales de 1886 à Fr. 299,169 90, au lieu de Fr. 221,834 10 en 1882.
Si nous passons au chapitre des dépenses comparées des années 1882 et 1886, nous avons à tenir compte d'abord de l'Intérêt et de l'Amortissement de l'emprunt que la Ville aura à faire pour l'exécution de ses installations.
Les frais totaux de la première période étant devises à Fr. 2,000,000, et la Ville ayant emprunté tout récemment à un taux équivalent à 5 V4 7o Y compris Tamortissement annuel de son emprunt, les frais d'intérêt et d'amortissement s'élèveront en 1886 à Fr. 105,000; cette rubrique des dépenses n'a naturellement pas de contre-partie en 1882.
Les Traitements se sont élevés en 1882 à Fr. 8,900. Il est à prévoir une augmentation de ce chef, aussi portons-nous à Fr. 10,000 la dépense de 1886. îl est probable que les frais généraux, qui se sont élevés à Fr. 4,184 95 en 1882, suivront aussi une marche progressive proportionnelle à l'augmentation des recettes, aussi prévoyons-nous Fr. 4,500 pour 1886.
JJEntrelien des Bâtiments a coûté Fr. 1,747 65 en 1882. Nous avons admis un chiffre égal de Fr. 1,750 en 1886, quoique les bâtiments que nous aurons alors à entretenir seront entièrement neufs. (Les bâtiments actuels de l'ancienne Machine hydraulique seront disponibles pour d'autres usages, et il y aurait encore Ueu de tenir compte de leur valeur locative.)
V Entretien du Barrage sur les deux bras du Rhôn^ s'est élevé en 1882 à Fr. 3,331 25. Le barrage n'existera plus que sur un seul bras en 1886. La dépense sera réduite de moitié. Elle est donc estimée pour 1886 à Fr. 1,700.
VEntretien des Pompes et Turbines dans l'ancienne machine a coûté en 1882 Fr. 15,566. Cette rubrique correspond aux frais de surveillance, d'entretien, de graissage et de réparation des quatre systèmes de pompes établies actuellement dans l'ancienne Machine hydraulique. Les frais analogues afférents à la nouvelle installation seront sensiblement les mêmes pour les quatre turbines et leurs pompes; l'on peut donc admettre pour 1886 une somme égale, soit Fr. 15,596.
La rubrique « Entretien des pompes à vapeur », qui se montait à Fr. 29,295 50 en 1882 disparaîtra entièrement du budget de 188G, puisque celte dépense correspond aux frais de charbon, de surveillance et de graissage des machines à vapeur, qui deviendront sans emploi, sauf accident imprévu.
V Entretien des Concessions a coûté, en 1882, Fr. 9,835 10, dépassant de Fr. 1,835 10 les recettes correspondantes. Celte anomalie provient de ce que Tannée 1882 a été la première pendant laquelle la Ville s'est chargée à forfait de Tentretien des concessions sur le domaine public. Cette nouvelle obligation a nécessité une revision complète de toutes les concessions existantes, revision qui a été supportée en entier par le budget de 1882. Dès cette année, c'est-à-dire pour 1883, la dépense de ce chef ne dépassera pas Fr. 5,000, et l'on peut prévoir pour 1886 une dépense maximum de Fr 7,000.
Enfin YEntrelien de VQutillage^ Fr. 489 75 en 1882, peut être évalué au même chiffre, soit Fr. 500 en chiffre rond pour 1886.
Il résulte de ces différentes augmentations et réductions dans le budget des dépenses une augmentation finale, pour 1880 sur 1882, de Fr. 72,665 80, ce qui portera la dépense de 1886 à un total de Fr. 146,040, au lieu de Fr. 73,380 20 en 1882.
La recette nette de 1882 ayant été de Fr. 148,453 90, celle de 1886 atteindra donc Fr. 153,12;î 90. laissant un boni de Fr. 4,670 — l'intérêt et Tamortissement des frais d'installation une fois payés (voir le tableau à la page suivante).
Il ressort des chiffres ci-dessus que le budget de la Ville de Genève ne sera très probablement pas grevé, dès la première année d'exploitation, par l'utilisation des forces motrices du Rhône. La Ville aura, d'autre part, des ressources importantes en perspective, d'abord dans les quelques cents chevaux encore disponibles dès la première période et pour lesquels tous les frais d'installation seront déjà faits; ensuite dans les quelques mille chevaux dont la création ne coûtera plus guère que Fr. 470 par cheval, au lieu de Fr. 1,500 qu'auront coûté les 840 chevaux effectifs créés dès l'origine.
Messieurs,
En terminant notre Rapport, nous avons à remercier tous nos collaborateurs dans cette longue étude que nous avons dû presser outre mesure, afin de pouvoir mettre encore à profit la prochaine saison d'hiver pour le commencement des travaux.
Les autorités compétentes, sur le vu des données contenues dans ce Rapport, auront à déterminer, quel est celui des trois projets en présence qui doit être préféré.
En effet, la décision définitive peut dépendre de considérations générales qui sortent du domaine purement technique et financier dans lequel nous avons cherché à nous maintenir.
En tout cas, quelle que soit la solution donnée, il ne pourra plus exister de doute, dans l'esprit de tous ceux qui liront avec attention ce mémoire, sur la haute opportunité qu'il y a pour la Ville, à mettre sans aucun retard k main à l'œuvre.
Le Président de la Commission technique :
Th. TURRETTINI,
Conseiller administratif.
A ce rapport étaient. jointes les pièces annexes suivantes :