IL DIGUE SÉPARATIVE
Cette digue devait diviser le Rhône en deux bras, à partir de Tlie jusqu'au droit du bâtiment des turbines. Son couronnement devait être placé à l'altitude PN — 1°*35.
Elle pouvait être construite soit en béton, soit avec les matériaux provenant du draguage du bras gauche.
L'épaisseur de la digue en béton devait être suffisante pour résister à la poussée de l'eau dans deux hypothèses, savoir :
1® Dans le canal d'amenée, lorsque le niveau de celui-ci serait à la cote maximum PN — 1,35, en supposant le bras droit complètement à sec.
2° Dans le canal de fuite, lorsque le niveau de celui-ci serait à la cote minimum PN — 5,70, en supposant le niveau dans le bras droit à la cote PN — 2,20, correspondant au maximum de débit.
P^ Cas. La poussée horizontale 12,250 kil., due à une retenue de 4™,95, donne un moment de renversement de 20,212.
La digue, avec une hauteur de 5,95, une largeur de 2",50, en prenant la densité du béton égale à 2,000 kil, donne pour moment de stabilité : 37,187.
De sorte que le volume du mur par mètre courant, avec une fondation de 1™,50, devait être de 18'",625.
^e Cas. Le moment de renversement pour une colonne d'eau de 4",20 et un prisme de terre de 2™,30 de hauteur, surchargé du poids de la colonne d'eau de 4%20, est 34,494, et la poussée horizontale, 11,205 kil, qui le produit, a son point d'application à 3™,08 de la base.
Le volume du mur par mètre courant, avec une fondation de 1™50, devait donc être de 22°^,125*
Le massif de béton composant la digue devait être coulé dans une enceinte de pieux et palplanches. Les pieux seraient espacés de 2 mètres et auraient une fiche d'au moins 3 mètres au-dessous du niveau des fondations de la digue, et. les palplanches auraient aussi 2 mètres de fiche.
L'emplacement de la digue serait dragué jusqu'à la cote des fondations, et les talus de
l'excavation étaient supposés inclinés à 45°. La cote moyenne du sol naturel était supposée PN — 4,50.
Il résultait de ces considérations que :
Dans le (fanal d'amenée, les pieux auraient 10°*,45, et les palplanches 9™,45 de longueur.
La surface de la cuvette serait ^rrrr^-s-ës ><3,30== '19,'»i4
Dans le canal de fuite, les pieux auraient 11™,85, et les palplanches 10™, 85 de longueur.
I^ surface de la cuvette serait ^^^^ ^^^^ X 4,70 = 33°^,84.
Le projet nécessitait la construction d'une digue de 150 mètres, limitant seulement le canal d'amenée, et dont le devis détaillé atteignait Fr. 597,85 par mètre courant, soit pour 150 mètres Fr. 89,677,50.
La digue en terre aurait eu trois mètres de largeur en couronne, et se serait terminée de chaque côté par un talus incliné à 3 de base pour 2 de hauteur. Ces talus eussent été revêtus d'un perré en pierres sèches reposant à la base sur une file de pieux et palplanches moisés. Â l'endroit des vannes de décharge, cette digue se serait terminée par un mur circulaire, dont le couronnement serait venu se raccorder avec la surface des perrés.
Le volume du mètre courant de digue s'établissait avec une approximation suffisante, en admettant PN — 4,90 comme altitude moyenne du fond. La hauteur qui en résultait était 4^,54, et la base aurait eu 16™,62 de largeur.
La surface des perrés était égale à la hauteur réelle du couronnement de la digue au-dessus du fond du canal qu'elle limitait, multipliée par 1™,80, représentant l'hypothénuse d'un triangle rectangle de 1 V2 de base et de 1™ de hauteur.
Cette surface était par conséquent :
Pour le bras droit .... 5,92 X 1,80 = 10^656 » canal d'amenée . . . 4,90 X 1,80 = 8™,82
La file de pieux et palplanches soutenant le pied des perrés du côté du bras droit, devait être formée par la paroi inférieure c'u batardeau longitudinal, dont le prix par mètre courant était devisé à Fr. 30. 80.
Le prix du mètre courant de digue en terre ressortait à Fr. 308. 05.
Le coût de la digue en terre, y compris le mur terminal, était devisé à. . Fr. 43,954. 50
BATARDEAUX
Pour construire les fondations des bâtiments des turbines et le radier des vannes de décharge, ainsi que pour la construction des perrés dans le cas d'une digue en terre, il fallait établir une enceinte en batardeaux, que Ton épuiserait à l'intérieur.
L'enceinte devait se composer dans les trois projets : d'un batardeau longitudinal, s'étendant de la pointe aval de l'Ile à Taval des bâtiments des turbines, et de trois batardeaux transversaux situés, le premier à l'amont du pont de la Machine, le second à l'aval de l'emplacement des vannes de décharge, et le troisième, qui se relierait avec le batardeau longitudinal, à Taval du bâtiment des turbines.
Chaque batardeau devait être formé par deux files parallèles de pieux et palplanches moisés destinés à contenir la terre de remplissage. Les moisés seraient placées à l'altitude PN — 3",00. Les pieux auraient 2 mètres de fiche et les palplanches 2"*,50 de fiche en dessous du niveau du
fond du bras droit régularisé, en sorte que la longueur des premiers serait 6^,50, et celle des seconds 6°»,00.
La largeur du balardeau longitudinal était calculée pour une retenue de 2",00.
La largeur des batardeaux transversaux était calculée pour une retenue de 3 mètres.
Le prix du mètre courant de batardeau devait être :
BÂTARDEAU LONGITUDINAL
Terre à batardeau, à 2»,00 à Fr. 6 Fr. 12 —
Charpente et battage » . 125 05
Prix du mètre courant. . . . Fr, 137 05