CHAPITRE XVI
Description des travaux exécutés en régie co-intcressée par H. J. Chappuis^ ingénieur
Campagne d'hiver 1883-1884
Les travaux de Tentreprise des forces motrices du Rhône ont été commencés le 21 novembre
1883. La première sous-période, qui devait être terminée si possible avant les hautes eaux de
1884, soit au commencement de juillet au plus tard, comprenait :
La mise à sec du bras gauche du Rhône, depuis le pont de la Machine au pont de la Coulouvrenière, pour régulariser cette partie du lit du fleuve;
La construction de Tégout collecteur, depuis le pont de la Coulouvrenière, au pont de la Machine, la partie de cet égout depuis le pont de la Machine à la passerelle de l'Ile étant construite dans le lit du fleuve sous les quais-ponts Besançon-Hugues et de la Poste;
La construction des vannes de décharge en aval de File.
Cette campagne étant très chargée, la direction des travaux réunit le plus rapidement possible les moyens d'action nécessaires à la construction des batardeaux pour la mise à sec du lit du Rhône,
Les batardeaux furent attaqués à l'aval près du pont de la Coulouvrenière par une sonnette à vapeur montée sur bateaux; cette sonnette, avec chaîne de Gall, à mouvement continu et mouton de 1,100 kilos, battait et mettait en fiche jusqu'à vingt pieux ou quarante palplanches par jour.
Le batardeau supérieur étant composé de tronçons séparés, fut attaqué par des sonnettes à main.
Le batardeau d'amont situé près du pont de la Machine avait été projeté avec intercalation de deux bateaux-batardeaux (voir planche 2, flg. 5, 7 et 8) simplement échoués, cela afin d'obtenir que le canton de Vaud, avec lequel l'Etat de Genève était en conflit au sujet du niveau du lac, ne s'opposât pas à la fermeture du bras gauche. 11 suffisait, en cas de crue subite du Lac, de vider ces bateaux de la terre qu'ils contenaient, pour les faire flotter et, en les enlevant, pour obtenir une section d'écoulement, de 32 mètres de largeur, dans le bras gauche.
Ce batardeau supérieur était, en outre, traversé par la conduite d'alimentation de la Machine hydrauUque à vapeur et sa partie en retour contre le bâtiment de l'ancienne Machine hydraulique affectait une forme bizarre obligée par les tuyaux d'alimentation des pompes Gallon, En outre, aux environs de l'ancienne Machine hydraulique, ce batardeau était assis sur un massif d'enrochements qu'il fut impossible d'enlever complètement. Sauf sur ces enrochements, le batardeau supérieur était en entier fondé sur la glaise marneuse grise feuilletée, très sableuse.
Le balardeau inférieur, près du pont de ta Coulouvrenière^ ne présentait d'autre difficulté que le passage de la conduite d'alimentation de la Machine à vapeur. A la surface^ le sol étant graveleux dut être enlevé jusqu'à la glaise par des draguages à la main.
Les batardeaux de la première période se composaient de deux parois (voir planche 2) de pieux et palplanches formant coffrage, rempli de terre argileuse imperméable à Teau,
Afln de diminuer la quantité d'eau à enlever, Végout débouchant sous le qaai de la Poste fut prolongé en travers du bras gauche par un tuyau en bois qui traversait la partie du batardeau aval placée devant les vannes de décharges pour se déverser dans le bras droit
Les pompes d'épuisement étaient au nombre de huit, disposées en trois groupes.
Un premier groupe, composé de trois pompes» pouvant élever ensemble 600 mètres cubes à rheure, était placé près de la passerelle de llle Chacune des pompes de ce groupe était actionnée par une turbine marchant à l'aide de l'eau sous 30 mètres de pression, fournie par la distribution d'eau de la Ville; ce groupe se composait d'une turbine de 11 chevaux et de deux de 4.
Le deuocième groupe, composé de trois pompes, pouvant élever ensemble 300 mètres cubes à l'heure, était placé à l'angle aval de rancienne Machine hydraulique, sur le bras gauche* Ces trois pompes étaient actionnées par une turbine de 11 chevaux actionnée par l'eau de la Ville.
Enfin, le iroisièvie groupe, placé sur le batardeau amont, se composait de deux pompes Dumont pouvant élever ensemble 1200 mètres cubes à l'heure; ces pompes étaient actionnées par une locomobile de ^0 chevaux.
L'entreprise disposait donc d'un ensemble de pompes capable d'élever 2100 mètres cubes à riieure.
Les épuisements commencèrent le 3 mars 188i; immédiatement de grandes rentrées d'eau se montrèrent au batardeau supérieur à tous les angles rentrants. Pour y remédier, la direction des travaux fit procéder, du côté amont, à la construction d'un contre-batardeau en terre, à Taide duquel les fuites furent réduites à deux : l'une à Tendroit où le tuyau d'alimentation de la machine hydraulique à vapeur traversait le batardeau; l'autre, du côté de la Machine hydraulique, à la partie où se trouvaient le tuyau d'alimentation des pompes Gallon et les enrochements placés lors de la construction de celte même Machine hydraulique.
Ces deux fuites furent étanchées plus tard; celle provenant du tuyau d'alimentation était produite par une fuite de la conduite elle-même. Pour annihiler l'autre fuite, on dut construire du côté de la fouille un deuxième batardeau parallèle au premier; ce batardeau, ayant été construit à sec, était é tanche.
Le batardeau inférieur se comporta bien, et sauf quelques fuites de peu d'importance, il fut étanche dès le premier jour
Le 9 mars 188 i la fouille était suffisamment à sec pour que les travaux de déblaiement du fond puissent commencer; à partir de ce moment, les travaux dans le lit ne furent plus interrompus jusqu'à leur achèvement, en date du 4 juillet 188i
A partir du 1!* mars, il suffit de marcher avec une des grandes pompes placées sur le balardeau d'amont et avec la plus grande de celles de la station de la passerelle de l'Ile pour maintenir la fouille à sec; les autres pompes furent conservées comme réserve.
Les travaux de déblaiement du lit du fleuve consistaient à enlever les parties du sol qui dépassaient le fond prévu du projet et à remblayer les parties plus profondes. Le cube total enlevé et sorti du lit fut de n^r^OO mètres cubes.
fCts déblais consistaient:
4° En enrochements constituant l'ancien barrage ; ces enrochements furent employés à la •Cfiofifi traction de perrés sur les deux rives, et Texcédent fut emmené au-dessoQs du batardeau inférieur pour servir au même but à l'aval.
2° En gravier et sable qui fut employé sur place à la construotion des bétons et mortiers, litexcédent de gravier fut remonté près du pont de la Coulouvrenière par une drague élévatoire mue par une locomobile de vingt chevaux-
Une chaîne dragueuse remontait les matériaux et les déversait sur des claies qui les divisaient en sable, gravier et gros galets. Le sable et le gravier étaient emmenés par des wagonnets Decauviile aux endroits où se fabriquait le béton pour la construction de Fégout, et les galets tombaient dans une machine à casser les pierres qui en faisait du macadam,
La même installation a été utilisée pour sortir les terres en excédent, lesquelles ont servi à remblayer la fouille de Tégout collecteur, après Tachèvement de celui-ci.
La construction de legout collecteur dans le lit du ileuve présentait certaines difficultés dans la partie du quai Besançon-Hugues, parce que cet égout était fondé à 2"60 au-dessous des maisons bordant ce quai.
On appliqua à la construction de cet égout un système qui permît d'éviter la reprise en fsous-œuvre des immeubles. Ce système est basé sur le fait que le terrain placé sous les murs de fondation d'un bâtiment est suffisamment comprimé pour porter le bâtiment lui-même et qu'il suffit par conséquent d'empêcher que le sol ne puisse être délité en avant; en somme on pourrait sans danger maintenir un bâtiment sur le terrain qui le porte en coupant ce terrain à l'aplomb des murs, à condition d'empêcher par un moyen quelconque ce terrain de s'ébouler en avant de la coupe.
Pour réaliser cette idée théorique, la direction des travaux fit creuser, à Taplomb du mur de face des immeubles, des puits de 2"50 de longueur et 0™50 de largeur^ descendus à 0***50 plus bas que la fondation de l'égout.
Afin d'éviter tout accident, ces puits étaient foncés sans interruption et boisés. Une fois à fond, la fouille était remplie de béton de ciment Portland de St-Sulpice au dosage de 250 kilos de ciment par mètre cube de gravier sableux. Ces puits furent foncés en partant de la place de la Petite-Fusterie et marchant contre les ponts de Tlle: pour plus de sûreté on formait un puits de a^SO qu'on remplissait de béton, puis le sol était laissé intact sur Q'^SO et un nouveau puits était formé. Une fois arrivé au pont de l'Ile, le travail recommença dans l'autre sens pour enlever, toujours par puits, les intervalles laissés.
Par ce procédé, on avait en réalité construit en avant du mur des immeubles un mur en bétxyn de ciment de 0°"50 d'épaisseur, fondé 0™50 plus bas que F égout. Une fois ce travail terminé, tout le terrain placé entre le mur ainsi construit et le lit du Rhône fut enlevé, et la construction de Tégout put s'effectuer, sans nécessiter de précautions particulières. Ce système très simple a parfaitement réussi : aucun des immeubles ainsi traités n'a éprouvé d'accident.
La planche 21 indique les différentes sections de Tégout, depuis le pont de la Coulouvre- -nière au pont de la Machine; les quais-ponts de la Poste et Besançon-Hugues furent remplacés par des quais définitifs construits sur l'égout.
La construction des vannes de décharge commença le avril 488i,
Le radier, composé, comme l'indique la planche 23, d'un massif de béton avec quatre files de pieux et palplanches fut entièrement fondé sur la glaise grise marneuse, sableuse; les montants des vannes étaient composés de deux parties : une partie noyée dans le béton du
radier formant fondation^ et ane partie boulonnée à la première, formant appQi des vannes. Le béton employé pour la construction du radier était en chaux lourde de Virieu-le-Grand, sauf 0"*25O à la partie super ieure^ qui était en béton de ciment de St^Sulpice. Le dosage de ces bétons était de 200 kilos de ciment ou chaux pure, 0^^800 de gravier et O^'MBO de sable.
La partie supérieure du radier est protégée contre Térosion par un double plancher en sapin de 80 milUmètres d'épaisseur totale; ce plancher est cloué sur un grillage fixé aux moïses des files de pieux et palplanches.
Le batardeau qui séparait les vannes du bras droit avait dû être placé très près du radier afin de ne pas trop diminuer l'écoulement par le bras droit, seul disponible pendant les travaux, en sorte qu'il ne fût pas possible de mettre des enrochements en aval du radier.
Comme les fondations du radier des vannes de décharge étaient en contre-bas du fond du lit, la direction des travaux fît placer pour les épuisements une des pompes de la station de la passerelle au bout de la halle ; cette pompe était actionnée par une turbine de H chevaux mae par Feau de la Ville.
L'administration profita de la mise à sec du bras gauche pour reconstruire en fer le pont de la Machine- Le 4 juillet 4884, les travaux de la première sous-période étant complètement terminés, le cours du Rhùne fut rétabli. Le fleuve rentra dans son lit par une brèche pratiquée au batardeau d'amont et une autre au batardeau d'aval, dans la partie placée devant les vannes de décharge qui donnèrent passage à Teau.
Tous les travaux se comportèrent bien sauf sur deux points,
1** La partie de Tégout placée entre le pont de la Coulouvrenière et la passerelle de Vile se trouvait immédiatement derrière Tancien mur de soutènement du quai de la Poste; après la remise de Teau, ce mur prit un mouvement de glissement, qui, dans la partie la plus prononcée donna un avancement de huit centimètres et un affaissement de cinq centimètres. Ce mouvement du mur provoqua une fente à Tégout sur une longueur de 80 mètres. Toute la partie de Tégout qui touchait au mur bougea avec lui, tandis que le fond et l'autre pied droit restaient en place. L'égûut se fendit au plafond et à la retombée de la voûte sur le trottoir voisin du mur. Actuellement ce mouvement du mur paraît à peu près arrêté, en sorte que la réparation a consisté à fermer avec soin les fentes qui s'étaient produites dans Tégout à cet endroit, et à mettre de forts tirants liant le mur de soutènement au pied droit opposé de l'égout
2° Comme nous l'avons vu, à partir du 4 juillet 1884, le Rhône coula au travers des vannes de décharge. Il passait au travers de cet ouvrage avec une très grande vitesse. Vers la fin de l'été 4885, le 24 novembre, un panneau du plancher se détacha et l'on s'aperçut que le courant avait produit en avant du radier un affouillement de quatre à cinq mètres au-dessous du dit radier ; cet affouillement s'était continué sous Tarrière-radier, en sorle que tout le radier proprement dit, avec les vannes et leurs montants, pivotaient autour de Va ré te aval du radier- Le Conseil administratif fit immédiatement isoler les vannes par un battage de pieux et palplanches établis en amont du radier, du côté du bras gauche, afin d'éviter la chute de Touvrage et d'empêcher l'eau du bras gauche de passer dans le bras droit par-dessous le radier. Cette mesure permit de reprendre le travail en sous-œuvre, lorsque le bras droit fut mis à sec pour les travaux de la régularisation du lac.
Cette reprise en sous-oeuvre fut exécutée en avril et mai 1887, et les travaux nécessités par cette réparation sont décrits plus loin.
Campagne 1884-1886
Les travaux prévus dans la première sous-période étant ainsi terminés, ceux de la deuxième sous-période furent ensuite entrepris. Ces travaux comportaient :
1*^ La construction d'une digue en béton allant depuis les vannes de décharge à la face amont du bâtiment des turbines.
2'' La construction des batardeaux pour la mise à sec du bras gauche depuis le pont de la Coulouvrenière à Taval du bàUment des turbines.
3^ La construction du bâtiment complet pour six turbines et des fondations et avant et arrière-becs du reste du bâtiment
4^ La régularisation du fond du lit depuis le pont de la Coulouvrenière au bâtiment des turbines.
5^ L'achèvement de l'égout rive gauche.
6° Le draguage du canal de fuite depuis le bâtiment des turbines jusqu'aux moulins de Souterre.
La digue longitudinale en béton devait s'étendre depuis les vannes de décharge à la face amont du bâtiment des turbines ; elle se composait d'une fondation de 3™, 20 de largeur coulée sous Feau entre deux files de pieux et palplanches. — Avant le battage de ces files de pieux et palplanches, la fouille avait été draguée à la cote de fondation prévue.
Le coulage du béton sous l'eau s'effectua à Taide de caisses demi-cylindriques de 0™^,M0 de contenance- — Le béton de chaux de Virieu était fabriqué sur la rive gauche à Taîde des matériaux dragués dans le lit et élevés par la drague élévatoire placée sur le quai de la Poste; cette installation comportait, outre la chaîne dragueuse, une casseuse pour réduire en macadam les galets, et deux malaxeurs pour faire le mortier. — Le béton se faisait à Taide de bétonnières Boue cylindriques ; il était emmené sur la digue par des wagons Decauville passant sur une estracade traversant le lit du fleuve.
Le draguage de la fouille de la digue longitudinale fut entrepris en août 188i ; le 15 septembre commencèrent les battages et le B décembre le béton.
Celte digue longitudinale faisait en même temps Tofflce de batardeau longitudinal séparant les deux bras.
La chaux de Virieu se montra très facilement délavée dans les bétons coulés sous l'eau. Elle n'est pas à recommander pour cette sorte de travaux car elle nécessite des précautions beaucoup plus grandes que la chaux du Theil, et elle donne des bétons beaucoup plus poreux. Par contre, pour tout ce qui peut s'exécuter à sec, elle a sur la chaux du Theil, 1 avantage de donner des bétons qui mettent beaucoup moins de temps à durcir.
Les batardeaux comportaient un batardeau transversal au bras gauche à Taval du bâtiment, un deuxième, formé par la digue longitudinale et le mur de fondation du bâtiment du côté du bras droit, et enfin le batardeau transversal en aval du pont de la Coulouvrenière construit pour les épuisements de la première sous-période.
L'emplacement du batardeau d'aval ainsi que celui des fondations du bâtiment pour les six premières turbines fut dragué à laide d'une drague à vnpeur. Dans cette partie du lit, el draguage rencontra une poche de gravier allant jusqu'au poudingue à la cote 11°^,40 sous PN. — Comme ce batardeau devait supporter une pression correspondant à une différence de niveau pouvant atteindre sept mètres il fut nécessaire de lui donner des dimensions très grandes (jusqu'à six m. de largeur). — Cet ouvrage fut composé comme les batardeaux de la première sous-période de
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deux files de pieux et palplanches réanies par des chape^QX écartés de "2%00 les uns des autres - Afin d'empêcher les parois de prendre du ventre sous la pression de la terre remplissant le batardeau, il fallut les entretolser par des tringles en fer de *)0™"* placées par files écartées sur la verticale de 2°" les unes des autres et écartées horizontalement de 2^ également (voir planche 2, flg. 14). Ces tringles présentent rinconvénient d'occasionner de petites fuites, mais il est impossible dn les éviter dans les balardeaux à deux parois devant résister à une dénivellation de plus de 4"*,
Afin de couper cette grande fouille allant depuis le pont de la Coulouvrenière à l'aval du bâtiment des turbines, la direction des travaux fit battre un troisième batardeau transversal, isolant le bâtiment transversal au Rhône de la partie longitudinale destinée à recevoir les 14 dernières turbines.
Ce batardeau fut construit d'après d'autres principes que les précédents : on se contenta de battre des palées espacées de 3%60 à 4"^j5() d'axe en axe et de composer ce batardeau d'une seule file de pieux et palplanches appuyés à l'aide de moïses horizontales contre ces palées.
Pour obtenir Tétanchéité, un voligeage fut cloué devant les palplanches pour en fermer les joints ; on mit au pied un bourrelet de glaise. Puis sur ce voligeage fut tendue une toile imperméable sur le pied de laquelle on jeta un peu de glaise pour l'obliger à rester au fond.
Ce batardeau ainsi construit se comporta parfaitement
La construction du bâtiment comportait les travaux suivants : construction du bâtiment complet pour six turbines (partie transversale au fleuve) et construclion des fondations de la partie longitudinale au fleuve, disposée pour recevoir quatorze turbines.
Pour Té p aise ment de la fouille, la direction des travaux fit placer sur le batardeau aval une station de cinq pompes, mues par trois locomobiles et comportant une élévation d'eau de 45 mètres cubes à la minute ; après Tachèvement des fondations de la première partie du bâtiment Tune des locomobiles et deux pompes furent déplacées et établies dans la fouille du bâtiment de deuxième période*
Les épuisements furent commencés le 18 août 1885,
Le 1«^ septembre 1885 la fouifle du bâtiment première période était épuisée ; on commença la construction des radiers et avant-radiers et murs de séparation en béton de chaux lourde de Virieu-le-Grand, les voûtes en béton composé moitié de chaux de Virieu et moitié de ciment Portland de Saint-Sulpice, enfin la partie des voûtes placées sous les murs de faces qui devait être chargée immédiatement en béton de ciment Portland de Saint-Sulpice.
Le béton était fabriqué à Taide de bétonnières verticales cylindriques en tôle, système Boue ; il tombait de la bétonnière dans des wagons Decauville à l'aide desquels il était transporté aux lieux d'emploi ; un monte-charge actionné par une turbine de 11 chevaux mue par les eaux de la Ville montait les wagonnets de béton aux différents étages.
Le 7 octobre, furent commencées les maçonneries de Tavant-corps et vers le 15 novembre on put entreprendre la construction des murs du bâtiment proprement dit; les pierres de taille étaient mises en place à Taide d'une grue roulante.
Les pierres de taille du bâtiment provenaient de quatre carrières, savoir:
Le cordon en granit était tiré des carrières de Monthey (Valais).
Le soubassement ainsi que la partie supérieure de la corniche étaient en calcaire des carrières de Villebois.
L'avant-corps, les chaînes d'angles et la corniche sauf la dalle supérieure ainsi que les contre-cœurs des fenêtres étaient en calcaire des carrières de Soleure.
Les fenêtres sont en calcaire des carrières de Thoiry.
La charpente est métatlîque en forme d'arcs, avec chemins de roulement pour deux grues suspendues aux arcs.
Le montage des turbines commença vers le milieu de novembre; Teau fut remise dans le bras gauche le 12 avril ; à la fin d'avril le bâtiment était achevé et couvert et le 17 mai 1880, jour de Tinauguralion, cinq groupes de turbines et pompes ont été mis en marche.
En même temps qu'on procédait à la construction du bcUiment, le fond du lit était régularisé depuis le pont de la Conlouvrenière jusqu'au bâtiment des turbines. La nature du sol est depuis le pont jusqu'au milieu du bâtiment deuxième période formé de glaise compacte de la consistance du caoutchouc. Cette couche de glaise recouvrait une couche de gravier qui affleurait vers le milieu du bâtiment de deuxième période. La couche de gravier s'enfonce sous la couche de glaise avec une forte inclinaison du côté du lac. Le bâtiment première période et environ la moitié de celui de deuxième période sont construits sur une poche de gravier qui repose elle-même sur le poudingue. A Taffleurement entre les couches de gravier et de glaise se trouvent des poches de sable très fin et fortement comprimé qui ont Taspect de la molasse ; ces poches de sable ont fait craindre aux ingénieurs de la Ville que des infiltrations ne passassent par dessous les radiers du bâtiment des turbines et n*y produisissent des afîouillements ; c'est pourquoi toute !a pai-tie du fond du lit présentant un sol graveleux a été asphaltée dans Tidée que rinterposition d'une couche d'asphalte gras empêcherait les infiltrations.
Les travaux de régularisation du lit du fleuve n'ont rien présenté de particulier; la plus grande partie îles déblais a été enlevée à la drague afin d'éviter les émanations d'un sol nécessairement imprégné d'une forte quantité de matières organiques dont la fermentation pouvait devenir dangereuse pour la santé publique. Le reste a été enlevé à la main et transporté à l'aide de plans inclinés, derrière la digue longitudinale du côté du bras droit.
Quoif|ue la couche de glaise qui recouvre le gravier affleure au milieu du bâtiment de deuxième périodej ce bâtiment est en entier fondé sur la couche de gravier qui est au-dessous de la glaise,
La partie de Tégout rive gauche, allant depuis le pont de la Conlouvrenière au bâtiment des turbines fut construite avant la mise à sec, en faisant des épuj^ments spéciaux pour cela; cette construction ne présentait rien de particulier. Le débouché de Tégout à Taval du bâtiment a été disposé de façon que l'eau d'égout coule dans le Rhône au-dessous de la surface et dans une partie du lit où le courant sortant des turbines puisse enlever Teau salie au fur et à mesure de son arrivée. On a enchâssé, pour cela, dans la cuvette de Tégout un tuyau en tôle de iHiGO de diamètre, qui s'incline jusqu'à toucher le fond du lit. L'extrémité de l'égout est fermée par un clapet qui s'ouvre du dedans au dehors pour permettre la sortie de l'eau ne passant pas dans ce tuyau, en cas de forte pluie. Cette disposition a parfaitement atteint son but, et en temps ordinaircj à la sortie de l'eau d'égout, on ne perçoit aucune odeur.
La construction de l'égout à l'amont du pont de la Machine a présenté plusieurs difficultés. Depuis le pont de la Machine à la place du Lac, l'égout se trouvait resserré entre le mur du quai et les bâtiments. Le mur de quai était fondé à 1*"50 au-dessus de la cote de fondation de l'égout; afin d'empêcher la chute de ce mur dans la fouille et par conséquent l'inondation de celle-ci par les eaux du lac, une file de pieux jointifs fut battue le long de ce mur; la fouille proprement dite s'est effectuée par épuisement et sans difficultés particulières.
Dans la traversée des anciens fossés des fortifications devant l'hôtel de la Métropole, les
travaux ont rencontré une vase fluanle qui a présenté des difficultés très considérables pour arriver à tenir les côtés de la fouille; pour empêcher les éboulements il fallut battre de chaque côté plusieurs files de palplanches horizontales et boiser la fouille par des plateaux jointifs calfatés à la mousse.
Afin de pouvoir continuer les bétons malgré le gel, la direction des travaux fit construire sur régout des baraques roulantes chauffées et s' avançant au fur et à mesure que le béton était recouvert de remblais.
Malgré les froids très vifs de l'hiver 4884-1885, le travail de Tégout rive gauche n'a pas été arrêté.
Exéoutlon de Pégout coUeoteur Bive droite
Pendant la construction de Végout rive gauche, la Ville de Genève, avec Tappui financier de TEtat et de la commune du Pelit-Saconnex, avait décidé la construction d'un égout collecteur sur la rive droite, allant depuis Thôtel National au bas de la promenade de St-Jean et recueillant ainsi toutes les eaux d'égout de la rive droite et de la commune du Petit-Saconnex.
L'exéculion à la main des fouilles de T égout rive gauche avait présenté de grandes difficultés à cause de la nature fluante du sol et de Teau dont il était imprégné; les ouvriers qui travaillaient dans la fouille enfonçaient dans cette boue, et les jets de pelle successifs délavaient à tel point les bords de la tranchée que les éboulements étaient très difficiles à éviter. Pour parer à cet inconvénient^ lors de la construction de la dernière portion de Tégout rive gauche et pour Tégout rive droite, ta direction des travaux fit construire des appareils destinés à supprimer et les jets de pelle et le stationnement des déblais sur les bords des fouilles* Ces appareils roulanls embrassaient la fouille et se composaient chacun de trois treuils actionnant des bennes qui étaient descendues au fond de la fouille puis vidées directement dans des wagonnets Decauville qui les emmenaient aux remblais. Ces appareils ont beaucoup activé le travail et permis de traverser sans accidents les parties Huantes et les sables coulants qui s'étendent sur la rive droite depuis le pont du Mont-Blanc jusqu'à Fhôtel National. Ces parties de sables fins donnaient tellement d'eau qu'on fut obligé d'installer des pompes d'épuisement actionnées par les eaux de la Ville, les pompes à main ne suffisant plus.
Les pressions latérales étaient telles que les étais en bois ronds de ()™18 de diamètre pénétraient de 30 millimètres dans les cadres du boisage. Ces pressions et la crainte d'éboulement dans les rues et quais sillonnés de conduites d'eau et de gaz, obligèrent à laisser la plus grande partie des boisages des parois dans les fouilles-
Malgré ces difficultés la construction de Tégout suivit son avancement régulier sans aucun accident*
Les dragua ges à Pavai du bâtiment des turbines
En môme temps que tous ces travaux s'exécutaient, une forte drague à vapeur creusait le canal de fuite à l'aval du bâtiment des turbines. Ces draguages entravés par des obstacles nombreux, tels que pieux^ gros blocs errât iques» bancs de poudingue, etc, suivaient leurs cours sans incidents notables; les produits des draguages étaient déchargés sur les terrains de la
Jonction pour en relever le niveau, suivant la convention conclue entre la Ville de Genève et les propriétaires de ces terrains.
Les draguages produisaient également les sables et graviers nécessaires à la confection des bétons soit du bâtiment des turbines, soit des égouts.
Les terrains traversés étaient très variables; tantôt on tombait sur une couche de gravier plus ou moins fin; tantôt sur des poudingues et tantôt dans les glaises dont quelques bancs étaient très durs et pénibles à extraire.
Campagne 1886-1887 Les travaux dans le bras droit du Bhône
Pendant le courant de Tannée 1884 les cantons riverains du lac Léman s'étaient mis d'accord avec la Confédération pour exécuter les travaux nécessaires à Tobtention d'un niveau moyen des eaux du lac qui ne fût pas dommageable aux Etats contractants.
La convention du 47 décembre 1885 énumère ces travaux ainsi que la répartition des frais,
La Ville de Genève prenait à ses risques et périls Texécution de ces travaux moyennant les subventions fédérale et des cantons de Vaud et Valais.
Ces travaux comprenaient entr'autres :
4*> La construction en tête du bras droit d'un barrage à rideaux système Camé ré.
2<> La construction de vannes entre l'ancienne Machine et la maison Séchehaye.
3^ L'enlèvement de tous les obstacles à l'écoulement de l'eau depuis le pont de la Machine jusque vers l'Usine à gaz, y compris les nombreuses roues existant sous Saint- Jean,
4*> L'enlèvement des immeubles placés sur le bras gauche entre l'ancienne Machine hydraulique et le pont de l'Ile.
5^' Le draguage du port et de la partie du fleuve située entre le pont du Mont-Blanc et le pont de la Machine.
La construction du barrage du pont de la Machine ainsi que la régularisation du lit du Rhône jusqu'au pont de «la Coulouvrenière nécessitait la mise à sec du bras droit.
Pour cela deux batardeaux furent établis : l'un, en aval du pont de la Coulouvrenière^ fut construit à deux parois de pieux et palplanches formant cofl'rage rempli de terre.
Le second, placé en amont du pont de la Machine et dont la construction est indiquée planche 2 reçut une disposition analogue à celle du batardeau séparant les fouilles du bras gauche à l'aval du pont de la Coulouvrenière lors de la construction du bâtiment.
Ce batardeau se composait de palées battues tous les 6™ et servant de point d'appui aux moises, et d'une seule paroi de pieux et palplanches. Les palplanches furent recouvertes d'un voligeage sur lequel on tendit une toile imperméable; puis on jeta au pied un bourrelet de glaise. Ce batardeau se comporta très bien ; sa construction fut plus économique que celle d'un batardeau à deux parois et l'entretien en fut beaucoup plus facile.
Un troisième batardeau fut construit entre l'ancienne Machine hydraulique et la maison Séchehaye; ce batardeau fut construit d'une manière analogue à celui construit en amont du barrage à rideaux.
Afin d'éviter l'inconvénient d'avoir à épuiser les eaux d'égout entrant dans la fouille (car Tégout collecteur n'était construit que jusqu'au pont de la Machine et débouchait en aval de ce pont dans le bras droit), la direction des travaux fit établir par un tuyau de 0^,60 de diamètre, une
communication entre les égouts rive droite et rive gauche. Ce tuyau, construit en bois, fut posé en travers du Rhône en amont du pont de la Mactiine et appuyé par une file de pieux.
L'épuisement de Tenceinte comprise entre le pont de la Machine et le pont de la Couloavrenière fut effectué à l'aide de trois stations de pompes, savoir :
Une station de pompe mue par Teau de la Ville placée en amont du pont de la Machine.
Une station de pompe mue par une turbine 20 chevaux placée à l'angle gauche aval de Tancienne Machine.
EnOn une troisième station de pompe mue par une turbine de 25 chevaux placée aux vannes de décharge.
Ce trois pompes pouvaient élever ensemble 30 mètres cubes d'eau à la minute*
Les épuisements commencèrent le 17 février 1887 et le 19 les ouvriers descendirent dans la fouille qu'ils ne quittèrent plas jusqu'au 11 juin Jour où le cours du fleuve fut rétabli dans le bras droit.
Le fond du Ht était très mouvementé, composé entre le pont de la Machine et celui de la Coulouvrenière de plusieurs anciennes digues et coursiers de roues; car il existait autrefois un grand nombre de roues à eau de formes et de forces diverses; en outre le bras droit était couvert de constructions dont les dernières ont disparu en 1874.
Immédiatement après le barrage de la Machine se trouvait un grand trou qui atteignait 5" de profondeur au-dessous du fond futur; entre ce trou et le pont de Tlle était une digue formée d'un banc de glaise naturelle sur lequel on avait battu des pieux et apporté des enrochements; sous les ponts de rile existait un nouvel affouillement atteignant ^ mètres sous le niveau du fond futur. A la pointe de Pile devant les vannes de décharge, on rencontrait une digue formée de pieux et d'enrochements. Enfin devant les vannes de décharge était TalTouillement qui s'était formé en 188i lors du passage de Teau du bras gauche au travers des dites vannes.
Le déblaiement dn lit marcha d'une manière régulière; les déblais d'enrochements étaient employés sur place pour la construction de perrés sur les deux rives. Les déblais en gravier étaient employés pour la confection du béton et ceux d'autre nature pour le remplissage des creux qui se trouvaient dans le lit. Les déblais excédents furent employés à l'élargissement du quai du Seujet et le surplus rejeté en aval du batardeau d'aval pour être plus tard emmené par les eaux du fleuve.
Construotlon des fondations dn barrage à rideaux
Le barrage se compose des fondations et de la partie métallique appuyant les rideaux dont la description est donnée plus loin. Les planches A et 4 indiquent la disposilion générale.
Les fondations du barrage devant être absolument étanches, se composent d'un massif de béton enfermé entre deux rangs de pieux et palphmches battus avec une fiche de 7"^ afin de les mettre à l'abri des aff^ouillements; l'intervalle entre ces deux battages est coupé de lignes de pieux, moisés à leur partie supérieure, qui portent les bois du grillage. Le corps des fondalions est formé de béton de chaux hydraulique de Virieu-le-Grand sauf la partie supérieure qui, sur 25 cenlimètres, est en béton de ciment Portland de St-Sulpice. Le béton est protégé à sa surface par un double plancher en sapin de 80 millimètres d'épaisseur dont les planches sont clouées sur les bois du grillage.
A l'aval de ce radier est un rang de pieux moisés battus à deux mètres de la file de palplanches d'aval, Tintervalle entre ces palplanches et cette file de pieux est rempli d'enrochements, A l'amont, le batardeau recepé à la cote de Taraont du radier forme garde-radier, et rintervalle entre ce batardeau et la première file de pieux et palplanches, est garni d'enrochements.
Pendant les deux étés 1887 et 1888 le barrage s est bien comporté, sauf quelques planches du radier, arrachées et brisées par la violence du courant, rou\Tage n'a pas subi d'avaries.
Réfection du radier des vann&B de décharge
La direction des travaux profita de la mise à sec du bras droit pour reprendre en sousœuvre le radier des vannes de décharge affonîllé par les liantes eaux de 188i.
Cette réfection fut exécutée en avril et mai.
Le sous-sol des vannes de décharge est composé de glaise sableuse. Le fait que le batardeau construit dans la l**^ période entre les vannes de décharge et Je bras droit était très rapproché du radier des vannes de décharge, avait empêché de garnir d'enrochements Taval de ce radier Pendant les hautes eaux de 1884 il ne fut pas possible d'aborder cet ouvrage, en sorte que, en automne, on s'aperçut que les eaux avaient produit un afi'ouillement de 4 à 5 mètres de profondeur en dessous du radier.
En 1887, la mise à sec de cette partie du lit du fleuve permit de constater que cet afTouillements s'était propagé sous le béton du radier qui était ainsi supporté par ses deux extrémités et travaillait par flexion ; ce béton lui même s'était bien comporté et avait fait poutre avec toute la construction métallique,
La reconstruction en sous-œuvre de ce radier fut faite avec du béton de ciment Portland,
Le trou qui s'était formé en aval du radier fut rempli d'enrochements. Depuis cette réfection, le radier s'est bien comporté.
Pendant que le lit était à sec on construisit également le radier et la superstructure des vannes Séchehaye dont la planche 23 donne tous les détails dexécution.
Le radier des roues Cordier dans l'ancienne Machine hydraulique fut approfondi, et Tadministration municipale, sur la demande de TEtat, fit construire dans remplacement de la turbine Roy une échelle à poissons dont la planche tî3 donne les détails.
Les berges furent garanties par des perrés en pierres sèches coupés le long du quai des Bergucs par des éperons maçonnés de manière que les érosions de pied ne pussent provoquer que la chute des penés sans compromettre la solidité du mur de quai et de Tégout,
Le lit étant très resserré sous les ponts, un radier général en pierres sèches y fut établi.
Enfin la mise à sec du bras droit permit encore de revêtir de béton de ciment les pieux de fondation des ponts de Tlle et de la Coulouvrenière, afin de garantir ces fondations contre l'action des intempéries.
Pendant que tous ces travaux s'exécutaienl, la construction de l'égout rive droite se poursuivait du pont de la Machine au bâtiment de la pisciculture ; les travaux nécessités pour cet égout furent tout à fait analogues à ceux des années précédentes: un seul immeuble fut repris en
soQS-œuwe, entre le pont de l'Ile et le quai du SeojeL L'égout rive droite débouche dans le bras droit, à Textrémité de la promenade de St-Jean, par «ne disposition analogue à celle décrite pour Tégout rive gauche.
Une fois tous ces travaux terminés le contre-batardeau intérieur du batardeau placé près du pont de la Coulauvrenière fut enlevé; on recepa ensuite au niveau du fond la première file de palplanches et pieux, puis on enleva la terre du batardeau proprement dit en étayant par les moïses la deuxième file de pieux et palplanches et à Tabri du contre-batardeau extérieur cette deuxièrae ligne fut recepée au niveau du fond.
Enfin le 11 juin 1i^7, commença le recepage des pieux et palplanches du batardeau du pont de la Machine et à 4 heures après-midi l'eau rentrait dans le lit
Le service de la force motrice prit en 1887 un essor assez grand pour que la Ville se décidât^ comme on Ta vu, à mettre en place la sixième turbine (n^ 3).
Campagne 1S88
Cet essor continuant, la Ville dut se préoccuper d'augmenter le nombre des turbines et de construire pour cela une nouvelle partie du bâtiment. En février 1888 les Conseils de la Ville votèrent les crédits nécessaires pour terminer les travaux de la II*' période, sauf le bâtiment proprement dit des huit dernières turbines ; ces travaux comprenaient :
1* Achèvement du bâtiment pour 6 nouvelles turbines.
2** Achèvement des fondations du bâtiment.
> Achèvement des draguages,
4* Construction de la digue du canal de fuite dans le bras droit,
Les travaux du bâtiment, commencés au mois de mars I888j furent terminés en novembre. Comme agencement et installation, les dessins, planche 5, donnent toutes les dispositions des fondations. Ces travaux étant la répétition de ceux de l'autre partie du bâtiment^ ne demandent pas d'explication spéciale,