LIGNE DE REMSE À L'HEURE
LIGNE D'EXCITATION DU NECEÆEPTEUR Fig. 11 Remise à l'heure automatique sur récepteur à secondes. Chaque jour, une émission de signaux commandée par un régulateur rigoureusement à l’heure est faite sur les fils du cir-
cuit téléphonique « Despatching >» et actionne, dans les gares,
ne
les relais dont sont munies les pendules mères à synchroniser. as action de ce relais se traduit par l'envoi dans l’électro-aimant
5 (fig. 11) d’une émission de courant, une ou deux fois par Jour.
Une came F est goupillée sur le mobile qui fait un tour en 9 minutes; elle ne peut pivoter sans entrainer le rochet d’entrainement du rouage et les aiguilles. Dans ce dispositif, le mouvement horlogerie lui-même est remis à l'heure. Ce point est extrêmement important, car il permet d'employer cette remise à l'heure pour des régulateurs qui eux-mêmes distribuent l'heure à des horloges secondaires (réceptrices électriques) qu avancent par émissions toutes les 15 secondes, par exemple; la correction journalière possible est en effet de + 12 ae : et que le régulateur ne varie que de une ou deux secondes par jour, l'avance ou le retard au bout de 24 heures n’atteindra Jamais l’intervalle de temps séparant deux émissions conséculives aux réceptrices et, de ce fait, les horloges secondaires ne pourront pas présenter ne écarts avec le régulateur.
Ce point est très important, pour les installations de distribution horaire, telles que celles sur des réseaux de chemin de fer, qui, dans certains cas, comportent un grand nombre de réceptrices. Dans le cas où l'installation comporte également des réceptrices à avance toutes les secondes, on a été amené à réaliser un système de remise à l’heure sur la réceptrice ellemême (fig. 11).
Dans le cas des régulateurs pendulaires entretenus par piles, il QUE pour corriger l'écart, pouvoir dégager le rochet des deux pièces K et W qui lempêchent de tourner librement; cette fonc- {ion assurée par le levier A.
Fonctionnement. —— Lorsque l'émission de remise à l'heure a lieu, l’électro-aimant attire dans le sens de la flèche la palette mobile R, laquelle entraîne dans sa course le levier J, qui lui est solidaire. Au même instant le levier À bascule en pivotant sur l’axe D et dégage, par l'intermédiaire de deux goupilles, le rochet des pièces K et W; cette fonction est terminée avant que J n’ait touché le bord extérieur de la came.
Le levier J continue sa course, sous l'attraction de Pélectro, et vient frapper la came dans Pencoche en l'obligeant à reprendre la place qu’elle doit occuper. Ces deux fonctions durent une fraction de seconde, et, lorsque l’émission est coupée, les leviers J et À reprennent leur première position, à laide d’un contrepoids qui les fait basculer
te
Il est possible, par ce dispositif, de corriger un écart de +12” par 24 heures
D’autres dispositifs ont été proposés, dans lesquels, au lieu d’une remise à l'heure exacte à un instant déterminé, chaque 24 heures par exemple, on produit au moment de l'émission du Despatching l'envoi d’un courant dans une bobine auxiliaire dont le flux correctif vient modifier celui de la bobine principale, entretenant les oscillations du balancier. Le sens-:de ce courant est commandé par la position d'avance ou de retard de l’horloge et le flux qu'il engendre est additif ou soustractif par rapport à celui de la bobine principale; il provoque ainsi le ralentissement ou l’accélération du mouvement de l’horlogemère (*).
Mais, à notre avis, l'inconvénient du dispositif de correction progressive est de ne permettre à aucun moment d’avoir l’heure officielle exacte, puisque le régulateur subit de continuelles corrections. Le dispositif de remise à l’heure décrit plus haut est également applicable à la remise à l’heure par les signaux horaires de la Tour Eiffel (**).
POSITION ACTUELLE DE LA QUESTION SUR LA PRODUCHION EPA RECEPTION DES COURANTS. DE COMMANDE À DISTANCE POUR REMISE?A\ L'HEURE
L'utilisation des canalisations en charge du réseau de distribution d'énergie pour la remise à l'heure d'horloges ne cons- Hitue qu'un cas particulier du problème général de télécommande, dont les principales applications se rencontrent dans le domaine de léclairage public, dans la coinmande des changements de tarif des compteurs d'électricité, et dans la signalisa- Hüion d'appels d'incendie.
Nous ne nous occupons, ici, que des réseaux de distribuion 110-220 volts, à l'exclusion des réseaux de transport d’énersie à haute tension, pour lesquels cependant les exigences d'exploitation sont devenues telles, principalement avec le régime des interconnexions, que les problèmes de transmission de renseignements des différents centres entre eux, et les com-
(*) Voir bibliographie, n° 14.
(**) Voir bibliographie, n° 15.
mandes automatiques à distance, sont devenus de première nécessité (*). La solution de ce problème, par courants porteurs haute fréquence par ondes dirigées, permet également la distribution de l'heure entre les divers centres interconnectés.
Les premiers essais de télécommande sur les réseaux basse tension paraissent avoir été faits pour la première fois, en France, par MM. BrowN et RouriIN, en 1897 (**). Depuis, de nombreux ingénieurs ont imaginé des solutions variées; mais il semble que c’est aux Etats-Unis que, pour la première fois, on ait appliqué industriellement cette solution à l'allumage et lextinction des lampadaires installés sur des circuits d'éclairage publie (***). Le dispositif qui paraît jusqu'ici avoir donné les meilleurs résultats et qui, maintenant, fonctionne tant en France (****) qu'aux Etats-Unis, depuis plusieurs années, consiste à injecter sur le réseau en charge un courant de fréquence très différente de celle du réseau (fréquence comprise, en général, entre 400 et 1.200 périodes).
On peut schématiser comme on le voit (figure 12) une installation basée sur ce principe. On en verra plus loin une réalisation explicative.
Nous avons étudié, pour Ie cas qui nous intéresse de la remise à l’heure d’horloges du type précédemment décrit, des dispositifs d'émission et de réception que nous décrirons successivement. Mais, auparavant, nous signalerons comment avaient été effectués les premiers essais dans ce domaine de remise à Lheure:
Sur une ligne à courant continu, MM. Browx et ROUTIN se servaient, à la station centrale, d’un petit alternateur dont Pun des pôles est relié à la ligne et l'autre à la terre; chez labonné,
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@) Erin ne on se sert d’un condensateur en série avec un électro-aimant, l’un des pôles de l’ensemble étant relié à la ligne et l’autre à la ferré.
(*) Voir bibliographie, n° 16.
(**) Voir bibliographie, n° 17.
(***) Voir bibliographie, n° 18.
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Au moment du signal, lalternateur qui est commandé par une horloge-mère envoie un courant alternatif bref sur le circuit: alternateur, ligne, condensateur, électro-aimant, terre; l’électro-aimant entre alors en action pour telle commande à distance que l’on aura choisie. Le courant continu de ligne ne peut évidemment pas actionner l’électro de signal. Sur une ligne à courant alternatif, on a une disposition et un fonctionnement analogues, mais l’alternateur est remplacé par une dyvnamo et le condensateur par une self-induction.
Ce système a été perfectionné par MM. C.-F. Baupry et Fox- VILLE, qui l’ont appliqué à la distribution de l'heure. Des essais furent même exécutés à Bordeaux en 1901-1902-1904.
MM. Jean RENoOUS et Albert TURPAIN proposèrent l'envoi de courants électriques de haute fréquence sur le réseau.
Enfin, en 1918, M. Pierre TRICHARD préconisa un système dans lequel le signal est constitué par une série de très faibles variations périodiques de tension de part et d'autre de la tension normale. On utilise un phénomène de résonance pour recevoir ce signal sur un voltmètre où une combinaison de deux voltmèetres.
Ce système est prévu pour la transmission de l’heure aux abonnés.
Poste d'émission à fréquences musicales constitué par un diapason à fréquences variables.
1° Poste d’émission
Un des systèmes qui nous a donné des résultats satisfaisants comporte, en principe, un poste d'émission à fréquence musicale composé d’un diapason entretenu par lampes triodes avec circuit spécial d'utilisation fournissant un courant amplifié à la fréquence du diapason (fig. 13 et 14); le diapason joue donc, ici, le rôle de générateur de courant à fréquence musicale, et comme la précision de la fréquence du diapason peut être de l’ordre du 1/100.000 pour des diapasons en élinvar, on dispose d’un courant de commande particulièrement précis (*). Ce courant est injecté dans le réseau de distribution au moyen d’un transformateur branché soit en série, soit en dérivation. Le
Diapaser en elinvar En/Felien d'un drapason
è CALSEUTS
Induif
Entrefien