‹ Utilisation des réseaux de distribution d'énergie électrique en chronométrieChapitre 13 sur 23 · OUT AK · texte numérisé non relu

OUT AK

Raisonnons comme s'il n'y avait qu'une seule lampe pour simplifier la démonstration. Le schéma 15 bis représente une lampe débitant par

il l'intermédiaire d'un

transformateur T sur

* T une résistance de

= p charge r (résistance

È de la ligne). Suppo-

sons que la résis-

lance r rapportée au

eo Dre primaire soit assez

grande pour qu’on

puisse négliger, par rapport à cette résistance, la résistance in-

terne de la lampe. Si le rapport de transformation est no

résistance rapportée au primaire est n°r. La puissance instanlanée en fréquence musicale fournie par la lampe est:

ANT E RRERRNE (1)

jee»

où i représente la composante musicale du courant plaque qui s'exprime par:

en (2) DIRE ne k est le coefficient d'amplification de la lampe et u est la tension musicale appliquée sur la grille; comme nous avons négligé 2 par rapport à n°r nous aurons:

Ku = NE A arme (5) n?1 la puissance musicale fournie par la lampe sera: CHE ROC AE ? u? EDEN À k? u?

WE=in2r. TR es |

MNT n? r men (E

Nous voyons done que ceite puissance est proportionnelle k? u° au courant dans le réseau EL, car - est une constante pour n°? U des conditions de fonctionnement données.

La tension musicale fournie par l’oscillateur est donc bien proportionnelle à la charge.

2° Dispositif de réception et de remise à l’heure proprement dite

Nous avons construit deux systèmes de remise à l’heure, le premier, comme nous l'avons exposé, constitué par un électroaimant à noyau plongeant, noyau terminé en forme de À et qui vient s'appuyer sur une came en forme de cœur, solidaire de la chaussée des aiguilles, qui peuvent tourner à friction sur leur axe, suivant schéma (fig. 7).

Au moment de l’émission de correction, si les aiguilles sont décalées par rapport à l'heure officielle, elles sont ramenées automatiquement dans la position correspondante, du fait que le noyau N de l’électro oblige la came C, qui peut tourner à friction sur l’axe O, solidaire des aiguilles, à revenir dans sa position normale, le cœur de l4 came en contact avec l’extrémité du noyau N. Le deuxième système, dont le principe est le même, présente toutefois quelques différences au point de vue réalisation.

Ici l’électro agit sur un levier oscillant, dont l'extrémité présente un bec, qui vient s’introduire dans la came solidaire de la chaussée des aiguilles présentant une encoche appropriée (fig. 9), même principe que le dispositif décrit à cette figure.

0er Relais récepteurs

Les relais des différents postes récepteurs fermant les circuits locaux de remise à l'heure étaient réalisés de la façon suivante (modèle de la Compagnie des Compteurs) (*):

Sur les pièces polaires d’un aimant se trouvent fixées deux petites bobines reliées en série. Ces deux bobines sont branchées en dérivation sur la ligne du réseau à 110 volts. Les pièces polaires de l’aimant agissent sur une lame vibrante encastrée à une de ses extrémités, l’autre extrémité se terminant par une petite lamelle d'acier pouvant entrainer une roue à rochet, placée au-dessus.

Le fonctionnement du relais est le suivant:

La lame vibrante encastrée a, de par ses dimensions, une période de vibrations mécaniques bien déterminée et correspondant à l’une des fréquences d'émission. Lorsque des courants de cette fréquence seront émis sur les càbles, la lame vibrante se mettra à vibrer avec son amplitude maximum et entraînera d’un mouvement de rotation continu la roue à rochet par l'intermédiaire de la petite lamelle d’acier (fig. 16) (**).

Fig. 16

A Ajimant.

B Bobines.

L Lame vibrante.

E Encastrement.

R Roue à rochet.

1 Lamelle de commande.

b Bornes de connexion.

Cette transformation du mouvement vibratoire de la lame de fréquence acoustique en mouvement de rotation circulaire présente une certaine analogie avec le moteur chronométrique de M. A. GUILLET présenté à l’Académie des Sciences en février 1915. Mais, ici, le mouvement n’est pas uniforme.

(*) Voir bibliographie, n° 21.

(°°) Voir bibliographie, n° 22.

Ce mouvement de rotation est ensuite utilisé pour commander un interrupteur à mercure qui fermait le circuit d’alimentation de lélectro-aimant de remise à l’heure.

Comparaison entre diapasons et lames vibrantes

Une première série d'essais comparés entre deux relais présentant les mêmes caractéristiques quant à la partie électrique, mais dont l'organe vibrant était constitué dans l’un par une lame, dans l’autre par un diapason, ont permis d'obtenir les résultats suivants:

La lame et le diapason du relais étaient accordés à la fréquence 950; l'émission à fréquence musicale était produite par un diapason à fréquence réglable en acier spécial (acier cloche recuit). Une série d’essais effectués en 1928 et 1929 montrèrent qu’en faisant varier la fréquence d'émission, les lames vibrantes entraient en vibration pour un champ de fréquence beaucoup plus étendu que pour le diapason.

Voici, du reste, les résultats d’une série d'essais:

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