INTRODUCTION
Au cours des siècles les hommes se sont efforcés de mesurer, avec une précision croissante, la durée d'événements variés, sociaux, historiques, scientifiques.
La considération du phénomène de mouvement a imposé. en les associant, les notions d’espace et de temps. A la possibilité, pour un corps. d'occuper de multiples positions, on a rattaché la notion d'espace et, au fait que les positions envisagées sont successives, on a rattaché la notion de temps.
Partant des lois d'AMPÈRE et de FARADAY, condensées dans les équations de MaxWELL, on est parvenu, récemment, à la notion relativiste d’espace-temps. Mais comme ces travaux d’analvses mathématiques ont été sans importance sur l’évolution de la chronométrie, qui seule nous intéresse ici, nous nous bornerons à en signaler l’existence.
L'unité de temps: seconde sidérale, tirée du mouvement diurne; seconde sexagésimale de temps moyen, tirée du mouvement fictif du soleil moven, est fournie par les astronomes: mais depuis longtemps, dans la pratique courante, on a choisi, comme étalon de temps auxiliaire, la période d'un vibrateur, monté de façon que son mouvement soit répété indéfiniment dans des conditions invariables.
On a d’abord adopté comme vibrateur le pendule et le spial, dont on a rendu le mouvement permanent sans perturbation par emprunt d'énergie soit à la chute lente et progressive dun poids, soit à la détente d’un ressort, un remontage convenablement renouvelé assurant une marche ininterrompue. El, dans ce domaine, que de belles et patientes études seraient à examiner, que d'habiles et ingénieuses réalisations seraient à analvser, que de belles théories des Maîtres de la mécanique seraient à rappeler. Mais là n’est pas notre but.
La chronométrie a subi, comme tant d’autres sciences, la profonde influence de la rapide évolution des applications de l'énergie électrique.
fre
Le peu d'énergie nécessaire à l'entretien du mouvement de la plupart des vibrateurs a permis de réaliser bien des solutions pratiques nouvelles concernant cet entretien, en partant d'éléments de piles ou d’accumulateurs utilisés comme source d'énergie (*).
Mais il v a plus, le développement du courant alternatif comme élément de « distribution d'éclairage et de force motrice » est venu transformer complètement le point de vue au: quel s'était d’abord placée l’industrie horlogère, au moins en ce qui concerne les besoins courants, et ce que lon pourrait appeler «la distribution massive de l’heure ».
En effet, un alternateur d’une construction parfaite, fonc- Uonnant à vitesse invariable, est dépositaire d’une fréquence bien définie, qu'il est facile de distribuer à volonté, par moteurs synchrones.
Ce sont les solutions de ces derniers problèmes qui font l’objet principal du présent travail.
Je remercie ici, très sincèrement, tous mes Maîtres de la faculté des Sciences et de l’Ecole Supérieure d’Electricité, pour les enseignements que j'en ai reçus, et les entretiens si sugges- Ufs qu'ils ont bien voulu m'accorder.
Je remercie également mes collaborateurs, dont la bonne volonté constante et les connaissances respectives ont grandement facilité ma tâche.
(") Voir bibliographie, n°° 1-2.