CONCLUSION
1° L’interrogatoire du malade, acte clinique élémentaire, est particulièrement précieux en syphiligraphie. Il faut reconnaître qu’en cette matière, la vérité n’est pas toujours avouée, mais plus souvent qu’on ne Île veut croire, les patients sont de bonne foi. Il importe de gagner la confiance du malade, qui peut très bien ignorer son infection, soit que son chancre ait passé inaperçu ou ait été ignoré, soit que, considéré comme une lésion banale, il ait oublié, soit qu’il s'agisse d’une syphilis sans chancre, décapitée.
2° Il importe de préciser certaines dates au cours de la syphilis primaire. La durée plus ou moins longue du temps silencieux l’incubation permettra de
diriger le diagnostic vers la chancrelle ou le syphi- Le] So Ÿ
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lome, constatation qui peut avoir son prix, si la lésion est cliniquement douteuse et que le praticien ne dispose pas d’un microscope.
3° Il faudra ne pas oublier certaines évolutions de chronologie anormales, telle que la roséole de retour qui, de nombreuses années après l’accident primaire, peut apparaître avec un cortège d’accidents contagieux.
4° L'étude précise des symptômes peut permettre de les situer dans le temps et de rendre des services à la médecine légale, par exemple pour départager deux sujets qui s’accusent de s’être réciproquement contaminés.
5° Les données chronologiques ont peu d’importance en ce qui concerne le pronostic, contraire- * ment à ce qui a lieu pour la plupart des maladies infectieuses, la durée de temps d’incubation est sans influence ‘sur le développement ultérieur de l'infection. |
6° Les données chronologiques ont plus d’importance en ce qui a trait à la thérapeutique. On a voulu peut-être, un peu trop schématiquement, donner des durées précises au traitement : deux ans
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si le malade est soigné de la période présérologique, trois ans et demi à quatre ans s’il y avait une réaction de Wassermann positive. Un principe domine le problème : il faut traiter vite et fort et se souvenir que les différentes infections ne se ressemblent pas. Quoi qu’il en soit, le syphilitique doit être sa vie durant sous la surveillance au moins annuelle du médecin.
Vu le Doyen, Vu le Président,
ROGER. GOUGEROT.
Vu et permis d'imprimer
Le Recteur de l’Académie de Paris,
CHARLÉTY.
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