RESULTATS, CAUSES, HELIOTHERAPIE MARINE
Les résultats obtenus jusqu'ici comme le prouvent amplement les observations journalières publiées au chapitre précédent, sont indiscutablement fort beaux et pleins de promesses pour l’avenir.
À part deux ou trois cas sans succès signalés dans le re- | gistre de l’Institut, — il y a pas de règle sans exception —, nous pouvons dire que nous assistons à une véritable et merveilleuse résurrection chez nos petits malades.
N’avons-nous pas constaté les guérisons suivantes? Une synovite bacillaire fongueuse, plâtrée depuis sept mois sans amélioration, est complètement guérie en trois mois de traitement à Palavas (obs. XX). Des abcès froids (obs. IX et X) sont traités et guéris, en une période de quatre à six mois, sans ponction et sans injection selérogène. C’est encore une ostéomyélite avec fracture consécutive (obs. XIX)
la fracture, sans trace de consolidation au bout de cin- | quante-sept jours, se consolide en dix ou douze jours, au bord de la mer, et, quoique la suppuration soit encore abondante, la cicatrisation s’opère rapidement. Chez une hydrocéphalie d’origine syphilitique (obs. XXI), accompagnée d’un état général si déplorable que le traitement restait sans effet, l’état général s’améliore rapidement rendant possible le traitement ordinaire : la mer agit donc là comme un très heureux adjuvant.
5 — 52 — Fo Chez une fillette de fi. ans (obs. XI) un lupus frontal gué- rit avec une très belle cicatirce; un mal de Pott lombaire ; guérit avec une petite gibbosité, et une ostéo-arthrite dis] coude, Si grave que, l’année dernière, on voulait amputer ; le bras, tarit presque complètement, avec une ankylose en bonne attitude : cette fillette marche très bien et se E pores à = ravir. : ie he Une ostéo-arthrite avec gros genou (obs. XIV) est en # excellente voie de résolution, dès les premiers mois du trai- . % tement marin. Des tumeurs blanches du genou (obs. XV étre XVI) non fistulisées, guérissent rapidement grâce au relè-7=4 vement de l’état général. Une ostéo-arthrite du genou gué- S rie (obs. XIII) avec un état presque cachectique est comvlètement remontée après un séjour de deux mois à Pala- vas. Cet enfant est sorti dans un état général parfait et peut-être la cure marine a-t-elle évité une récidive ee possible ? : . Un petit-garçon de ? ans ; demi (obs. XI), atteint ds bacillose multiple osseuse et ganglionnaire, avec cachexie e progressive, présente une amélioration considérable : état général parfait et cicatrisation de la fistule cervicale. Un coxalgique fistulisé (obs. [) malade depuis septembre 1917, en traitement depuis le 28 janvier 1919, à qui on a fait l’ablation du plâtre, il y à trois mois, est devenu un = robuste gaillard, nage comme un poisson et peut marcher . sans béquilles, sans canne, depuis quelques jours. Pas de raideur, pas de claudietaion. Un autre (obs. IV), dont l’état sénéral est très bon, ne manifeste aucun phénomène doulou-. reux et présente un abcès presque complètement guéri. TE en est de même pour les oi eQues des observations IT et. TTL. La Fe ee Une fillette L 9 ans, malade depuis trois ans, attéinte A 2 mal de Pott, avec ostéite du pubis fistulisée re VE en
ne — 53 — nn depuis le 97 janvier dernier, est guérie de son ostéite et de sa fistule depuis la fin de février, c’est-à-dire
en un mois de cure héliomarine. Actuellement, c’est une
magnifique fillette très grosse, pouvant marcher; le mal de
: Pott est guéri, plus de Symptômes douloureux, ni d’immo- : bilisation au lit, simplement corset plâtré. Nous pouvons
en dire autant pour la fillette dont nous relatons le cas à l’observation VI.
€ Les adénites tuberculeuses constituent nn des triomphes de la cure héliomarine », a dit Poncet. C’est, en effet, le remède héroïque de la tuberculose ganglionnaire et tra-
- chéo- bronchique; chez ces enfants, l’état général est profondément modifié par un séjour au soleil, au bord de la
mer. Nous en avons deux cas très nets (obs. VIIT et VID), surtout le cas de cette petite fille de 11 ans (obs. VIT), qui
présentait, à son arrivée, le 26 mai, une adénite bilatérale,
avec bouffissure des yeux et étouffement fréquent, et qui maintenant se porte à merveille; le symptôme d’étouffement a presque eomplètement disparu et la chaîne ganglionnaire à très sensiblement diminué.
Les rachitiques, qui sont avant tout des retardataires,
* se trouvent très bien de la saison marine. Si l’on songe que
Je rachitisme est une déviation de la nutrition générale, on
n’est pas étonné que, sous l’influence d’une alimentation
bien comprise. et d’un agent physique énergique, dans un
climat doux et à l’abri du froid humide, on obtienne une
correction des déformations rachitiques par le seul proces-
sus physiologique. Nous en avons des exemples frappants aux observations XVII, XVIIT et XXT: non seulement ces enfants, fort en retard à tous les points de vue, peuvent marcher, maïs on assiste à un développement continuel de
leurs facultés intellectuelles. C’est un véritable réveil de
l’intelligence ; ils causent et ils comprennent très bien.