DOS
Ces petits malades doivent être âgés de moins de 15 ans. Ils sont reçus seulement après avis du Comité d’admis- «ion (1) et après examen du dossier par M. L professeur Estor, médecin chef de l'Œuvre.
Nous nous occuperons done surtout de ces derniers qui, au nombre de trente-huit (tous les lits disponibles étant | Hitulaire d’un pensionnaire), suivent, dans notre Institut marin, un traitement héliothérapique qu’aide l'influence bienfaisante de la vie au grand air, de l’alimentation bien comprise, dans un milieu pur et non infecté, comme l’est le milieu hospitalier. Dans cette catégorie, entre un grand nombre de malades, rachitiques, lymphatiques, tu-, berculeux à lésions fermées, à lésions ouvertes, ete., qui retirent le plus réel profit d’un séjour quelquefois très prolongé, dans le sanatorium. |
Nous ne dirons rien de la mortalité, si ce n’est pour. insister sur le fait que, jusqu’à présent, et pendant un an, elle a été nulle. TI n’y a eu que deux cas de sujets défavorablement impressionnés par l’action directe de l’air marin et qui ont fait des poussées de fièvre. Du reste, ces malades ont été renvoyés à l'Hôpital de Montpellier où, tont de suite, une grosse amélioration s’est fait sentir. Il est à remarquer qu'il s'agissait dans les deux cas de j jeunes filles ayant dépassé la limite d'âge depuis fort longtemps, et pour lesquelles on avait fait une exception à cause de leur grande misère. Aussi, actuellement, on maintient la limite d’âge avec rigueur. Le faits isolés, et nullement anormaux, si l’on songe qu’à toute tuberculose, même chirurgicale, avec lempérature, la mer ne convient pas, n influent en rien les
(1) Les demandes doivent être adressées à Mme la Directrice de l’Institut Saint Pierre, qui fera parvenir un questionnaire à remplir par le REG de la famille.
résultats déjà dûment constatés par le service médical de l’Institut que dirige avec dévouement et compétence, M. le professeur Estor, secondé par M. le docteur Aimes et par Mille le docteur Sentis. ; Le but de cette organisation se dégage donc maintenant de lui-même, et il est double:
1° Pour les ambulants, l’Institut tend à préserver des
L prédisposés, i issus de parents tuberculeux, syphilitiques, sé-
iles, et qui, eux-mêmes, avec un tempérament lymphatique et un mauvais état général, forment, dans les quartiers ou-
vriers, misérables et insalubres, un terrain tout prêt à rece-
voir l’infection bacillaire. Il faut aussi compter les bonnes et saines vacances que l’on procure à ces enfants; là au |
- bord de la mer, ils retrouvent très vite l’appétit et la gaieté;
ils prennent rapidement un visage joufflu, rose, rayonnant et souriant, exprimant clairement la santé et la joie de vivre. N'est-ce pas là un réconfort moral suffisant et un témoignage vivant de l’utilité d’une telle œuvre? :
2° Par les pensionnaires, l’Institut marin se propose de .
“soigner et guérir des affections dont l’évolution est souvent
très avancée: mal de Pott, abcès froids, adénites cervicales, coxalgie, tumeurs blanches, lupus, et de transformer de petits infirmes en hommes robustes et solides, capables de mener une vie laborieuse et utile au lieu de traîner une exis-
tence languissante et misérable.
ie Due Me 4 CHAPITRE II HE MALADES ET TRAITEMENT .
Maintenant, il nous reste à voir en détail, dañs le cours de cette étude, les malades traités et les guérisons ou amé- &
liorations obtenues. C’est la véritable démonstration de Ps tilité de 1] ’Œuvre, et c’est donc sur cette partie, essentielle- a ment médicale que nous allons insister un peu longuement. > Nous baserons nos assertions sur une vingtaine d’observations, contrôlées par nos maîtres et que nous avons relevées dans le registre de l’Institut. Elles offrent une certiiude absolue en vue des conclusions que l’on peut en induire. Eee à. mes ;
Le tableau suivant donnera une idée du nombre et de la ae variété des cas soignés dans l’Institut depuis sa création, È cas dônt nous publions quelques-unes des observations.
< Tableau S À
GEL Dies