‹ ŒuvresChapitre 151 sur 241 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

JULE, MÉLIDORE, PHROSINE.

FHROSINE.

Il est mort ! j’expire moi-même.

MELIDORE.

Phrosine mourante à mes pieds !

JDLS.

Vous l’entendez, et vous voyez Si pour le séducteur son amour est extrême !

MÉLIDORE

Le ciel et l’amitié vous prêtent leur appui , Phrosine !

PHROSINE

Quelle voix a frappé mon oreille !

C’est ta voix, Mélidore.

JULE.

Elle n’entend que lui.

MÉLI DORE

Que votre raison se réveille ,

Calmez cet affreux désespoir.

PHROSINE

Me trompez-vous , mes yeux ? te reverrai-je encore ! Oui , c’est toi , c’est toi , Mélidore !

PHROSINE ET MELIDORE.

JULE.

Sa folle passion partout le lui fait voir.

MÉLIDORE

Ah ! Jule ! ah ! modérez ces fureurs indiscrètes ! Phrosine , revenez à vous.

Regardez-moi , regardez-nous ;

Voyez qui vous entoure et dans quel lieu vous êtes.

PHROSINE

Où suis-je , hélas !

JULE.

Ouvrez les yeux.

N’êtes-vous pas auprès de votre frère ?

PHROSINE

Mon frère et vous.... et vous, mon père,

A mon égarement pardonnez tous les deux.

Oui, je venais chercher un remède à ma peine; Mais vous voyez trop qu’il me fuit ,

Et que mon espérance est vaine.

Mélidore en effet jusqu’ici me poursuit :

Laissez-moi l’éviter encore.

MÉLIDORE

Eh quoi ! serait-il en ces lieux ,

Tout pleins de l’être que j’adore ,

Rien qui puisse offenser vos yeux ?

PHROSINE

Je n’y puis rester davantage.

JULE.

Ma sœur, il faut demeurer ,

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