‹ ŒuvresChapitre 171 sur 241 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

Qu’on lasse le sort et les hommes.

HORACE

Vous le savez, les destins ennemis M’ont ravi l’espoir de ma race :

Il n’est plus de fils pour Horace;

Pardonnez-moi si j’en gémis.

Montrer la tendresse d’un père ,

Ce n’est pas se déshonorer ;

Et sur une tête aussi chère ,

Un homme , un Romain peut pleurer.

Sans que le devoir en murmure,

Le sang peut élever la voix ;

Du devoir je connais les droits,

Et je sens ceux de la nature.

Mais au sein des maux les plus grands ,

Non moins courageux que sensible.

On n’en doit vouer aux tyrans Qu’une haine encor plus terrible.

( Il prend le poignard déposé sar le tombeau de Ib'uin.s, )

Par ce fer qu’à nos yeux consacrent à la fois Et le sang de Lucrèce et le bras d’un grand homme , Jurons la ruine des rois.

Jurons la liberté de Rome.

LE CHOEUR

Jurons la ruine des rois.

Jurons la liberté de Rome.

HORATIUS COCLÈS

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