‹ ŒuvresChapitre 179 sur 241 · ARU NS · texte numérisé non relu

ARU NS

A l’accepter il est porté.

HORACE

Il connaît donc bien peu ce peuple et son génie.

S’il vient la demander sans avoir écarté De la terre de liberté Les soldats de la tyrannie.

ARUNS.

De sa sincérité j’atteste pour garants

Ces captifs qu’en ses fers mit le droit de la guerre :

Il vous les rend; il rend les enfants à leur père;

Il rend le père à ses enfants.

Romains, mettez un prix à tant de bienfaisance.

Les Tarquins, qui peut-être ont abusé des droits Que leur transmit la suprême puissance.

Instruits par le malheur, à de plus douces lois Réclament plus d’obéissance.

A ce prix on pardonne à la rébellion.

Mais quel est ce profond silence ?

HORATIUS COCLÈS

HOHACE.

Celui de l’indignation.

LE JEUNE HORACE

Tyrans , laissez-moi des entraves Qui ne blessent point ma fierté.

A R UN s.

Vous refusez la bberté.^

HORACE

Non , nous refusons d’être esclaves.

LE JEUNE HORACE

Ces fers sont moins pesants que ceux Dont nous avons su nous défaire.

HORACE

Il n’est d’esclavage honteux Que l’esclavage volontaire.

LE JEUNE HORACE

Est-il un seul fils, à ce prix,

Qui voulût embrasser sa mère.^

HORACE

A ce prix est-il un seul père Qui voulût embrasser son fils ?

LE JEUNE HORACE

Mon père, adieu; séparons-nous:

A votre fils l’honneur l’ordonne;

Et c’est lorsqu’il vous abandonne Qu’il se montre digne de vous.

HORACE

Adieu , mon fils : séparons-nous :

EHSEMBLB

Page 1