SCÈNE VIII
S’éloigne en ce moment des rivages du Tibre.
HORACE
D’où naît ce changement.^
Romains, j’ai pénétré Dans la tente du tyran même.
Ils étaient deux. J’entends contre Rome un blasphème Je frappe qui l’a proféré :
C’était un courtisan. Près du roi l’on m’entraîne.
Qui peut, dit Porsenna, t’inspirer tant de haine Que prétends-tu.^ — Frapper un roi.
Complice de la tyrannie.
J’avais juré sur toi de venger ma patrie;
Trois cents Romains l’ont Juré comme moi.
Mon bras seul a trahi mes serments héroïques :
Je l’en veux pimir. Et soudain r étends cette perfide main Sur l’autel embrasé de ses dieux domestiques.
La foule admire , et le tyran pâlit.
Romain , sois libre , m’a-t-il dit.
Ton peuple n’est pas fait pour ployer sous un maître : Je renonce à mes vains projets :
Un peuple, je le reconnais.
Est libre aussitôt qu’il veut l’étre.
HORATIUS COCLÈS