‹ ŒuvresChapitre 241 sur 241 · RONDE · texte numérisé non relu

RONDE

Air : Do curé de Pomponne.

S’marier sans y regarder.

C’est donner dans la bosse :

En fait d’cà l’on n’peut trop tarder, Quand même on s’rait précoce.

Ah!

L’on n’sait bien tout çà,

' Larira ,

Que le lend’main d’Ia noce.

Moi qu’ai déjà dit oui trois fois ,

Je sais c’ qu’en vaut la sauce.

Mon premier était un sournois,

Natif de Chartre en Beauce.

Ah!

Il m’en souviendra,

Larira ,

De ma première noce!

L’ premier jour nous étions d’accord ;

Le s’cond jour il me gausse;

Près d’moi le troisième il s’endort ;

L’quatrième il me rosse.

Ah!

Il m’en souviendra,

Larira ,

De ma première noce!

Mon s’cond était un animal ,

Un vrai ch’val de carrosse :

L’hymen lui réussit fort mal;

Il n’en fit qu’une rosse.

Ah!

Il m’en souviendra,

Larira ,

De ma seconde noce.

Mon troisième est un bon garçon.

Qui ne s’l)aisse ni n’se hausse ;

Qui chant’toujours du même ton,

Page 1