‹ ŒuvresChapitre 83 sur 241 · FEI.TON · texte numérisé non relu

FEI.TON

D’accord; mais je n’ai rien de mieux pour le moment. Bon gré, mal gré, bon homme, il vous faut donc attendre. ISSACAR.

J’attendrai peu, milord, si vous daignez entendre A certain accommodement.

F EL T O N

Quel qu’il soit, Issacar, j’y souscris tout de suite,

S’il ne me faut rien vous payer.

ISSACAR

Votre esprit, sur ce point, a tort de s’effrayer;

Sans argent, tous les jours, avec moi l’on s’acquitte.

FELTON

Vas-tu me demander mes armes, mes chevaux.'* ISSACAR.

Si j’y pensais, que l’on m’assomme.

Ce sont les instruments de vos nobles travaux;

J’aimerais mieux perdre ma somme.

On n’est pas plus discret que moi , vous le savez :

Pour l’argent que vous me devez ,

i5o LA RANÇON DE DU GUESCLIN.

Je ne demande rien qu’un homme.

FELTON

Rien qu’un homme ?

ISSACAR

Est-ce donc se montrer exigeant ?

Rien qu’un homme , rien dayantage.

PELTON.

Je le vois, tout devient argent Dans les mains d’un préteur sur gage.

ISSACAR

Entre les mains de l’usurier,

Pourquoi , souffrez que je le dise ,

L’homme ne pourrait-il être une marchandise , Comme entre les mains du guerrier ?

Vous avez beau vous récrier:

'fout mortel a son prix , prix dont la différence Hausse ou baisse, il est vrai, suivant la circonstance. Vous en êtes la preuve, et fêtes racheté Avec l’argent que je vous ai prêté.

Le prix que vous valiez la semaine dernière,

Un autre ne peut-il le valoir aujourd’hui ?

Cédez-moi tous vos droits sur lui ,

Je vous donne quittance entière.

FBLTON.

Cet autre, quel est-il.^

ISSACAR

Jje Breton par vous pris Dans la dernière bataille.

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