‹ ŒuvresChapitre 108 sur 336 · DS i/£SPRIT ]IE$ LOIS · texte numérisé non relu

DS i/£SPRIT ]IE$ LOIS

commerce avec les étrangers peut rendre pour (des choses frivoles tant de choses nécessaires qu on n'y doit guère cfaindre le luxe.

A la Chine, au contraire, les femmes sont ^si fécondes, et l'espèce humaine s'y multiplie à un tel point, que les terres, quelque cultivées qu'elles soient, suffisent à peine pour la nourriture des habitants. Le luxe y est donc pernicieux, etres{>rit de travail et d'économie y est aussi requis que dans quelques républiques que ce soit '. Il faut qii'on s^attache aux arts nécessaires, et qu'on fuie ceiix de la Volupté.

Voilà l'esprit des belles ordonnances des empereurs chinois. «Nos anciens, dit un empereur a de la famille des Tâng ' , tenoient pour maxime « que , s'il y àvoit un homme qui ne labourât point, « ou une femme qui ne s'occiipât point à filer, « quelqu'un sbu£fr(ït le froid bu la faim dans l'em- « pire... » Et, sur ce principe, il fit détruire une infinité de monastères de bonzes.

Le troisième empereur de la vingt et unième dynastie ^ , à qui on apporta des pierres précieuses trouvées dans une mine , la fit fermer, ne voulant

' Leiuxe y a toujours été arrêté.

* Dani une ordonnance rapportée par le^P^ Pu H^de« tom. zif

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^ Btstoin de là' Chine, Tingt-unièmé dynastie, dans rouvrage au P. Du Halde, tom. i.

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