‹ ŒuvresChapitre 110 sur 336 · CHAPITRE YJI · texte numérisé non relu

CHAPITRE YJI

Fatale conséqueRce du Itixe à la Chine. •

On voit^ daps l'histoire de la Chine, qu'elle a eu vingt-deux djniasties qui -se sont succédé, c'est* à-dire qu'elle a éprouvé vingt-deux révolutions générales, sans Compter une infinité de particulières. Les trois premiercis dynasties durèrent assez long-temps, parce qu'elles furent sagement gouvernées , et que l'empire étoit moins étendu qu*il ne le. fut depuis. JVIai» on peut dire en général que toutes ces dynasties commencèrent aa^z biep. La vertu, l'attention, la vigilance^ sont nécessaires à Lf Chine : elles y étoient dans, le commencement

> Dans un discours rapporté par le P. Du Haldiè, tonii ir, p. 4iS-

ao4 i>E i/Esnrr des lois.

des^ityiiasties^et elles manqaoient -À ia fin. En effets il 'étoit naturid que des empereurs neurris dans* les &tigues de la guerre , qui pacvenoient à £iire descendre du trône uàe Êtmille noyée dans les dé* liceS| conservassent la vertu qu'ils avoient éprouvée si utile y et craignissent les voluptés qju^ils avoient vues si funestes. Mais^ après ces trois ou quatre ' premiers princes ^ la^ tof'ruptiony le luxe, l'oisiveté, les délices.^ ^'emparent des successeurs. Ils s'enferment dans le palais; leur esprit. s'affoiblit , leur vie s'accourcit, la Êimille décline , les grands s'élèvept, les eunuques s'accréditent^ on ne met sur le trône que des, enfants; le palais devient. eunemi de l'èinpiré,, un peuple oisif qui l'habite ruine celui qui tJ^vaille ; J'qmpereur est tué ou détruit par un usurpateur qui fonde une famille , dont )é troisièiiie. ou quatrième Successeur va dans le Aieme palais se renferme!^ encore.

GHAPitRE VITI. .

4 De la continence publicjue.

n y a tant d'imperfections attachées ât la perte de la véii^ dans les femmes, to^te. leur ame en est si fort dégradée, ce point principal ôté en fidt tomber tant d'autres y que l'on peut regarder , dàhs un état pqpulaire , l'incontinence publique comme

le dernier des malfaçon et la certitude dhui changement dans la constitution.

Aussi les bons législateurs j ont-ils exigé dea femmes une certaine gravité de mobtirs. Ils ont proscrit de leurs républiques non seulélmènt le vice y' mais l'apparence même du vice. Ils ont banni jusqu'à ce connnerce de galanterie qui produit l'oisiveté , qui fait que lés femmes corrompent avant même d'être corrompues^ qui donné un prix à tous'lés riens , et rabaisse ce qui estimportanty et qui fait que Ton né se conduit plus que sur lé& maximes du ridicule que les femmes entendent si bien à établir.

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