‹ ŒuvresChapitre 229 sur 336 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

Des lettres anonymes.

Les Tartares sont obligés de mettre leur nom sur. leurs flèches, afin que l'on connoisse la main dont ell^s partent. Philippe de Macédoine ayant été blessé au siégé d'une ville, qn trouva •sur le javelot : Aster, a porté ce coup mortel à Philippe '. Si ceux qui accusent un homme le Êiisoient en vue du bien public, ili ne l'àccuseroient pas devant le prince , qui peut être aisément prévenu , mais devant les magistrats, qui oja1;»des règles qui ne sont formidables qu'aux calomniateurs. Que s'ils ne veulent. pas hiisser les lois entre eux et l'accusé, c'est une preuve qu'ils ont sujet de les craindre; et la moindre peine qu'on puisse leur infliger,

' Plutar^e , Œuwre» morales , collât, de qnelcpes histoires romaines et grecques » tom. n p pag. 487.

ïjiyiUE XII y CHAPX7BE XXV. 385

c'eàt de ne les point croire; Qn ne peut y &ire d'stitentien ^ue dans les cas qui ne sauroient sou£frir les lenteurs de la justice çrdinaire, et où il s'agit dû salut du prince^ Pour lors, oii peut croire que c^lui qui accuse a fait un e&6rt qui a délié sa laàgué et l'a fait parler^ mais dans les autnes cas, il faut dire avec l'empereur Coastanoe : oc Nous ne ce saturions soupçonner celui à qtd il à manqué -un «accusateur, lorsqu'il ne lui manquait : p^s . im «ennemi'*»

Page 1