LIVRE lÉIfly «CHAl^rTR^ II
On a pourtant conelu de la pauvreté >de ces petits pays que , pour que le peuple fût industrieux, il fallait des charges pesantes. On auroit mieux fait d'en conclure qu'il n'e^ faut pais. Gé sont tous les misérables des environs qui se retirent dans ces lieux4à pour ne rien faire : déjà découragés par l'accablement du travail, ils foQt <:onsi3ter toute leur félicité dans leur paressa
L'effet des richesses d'un pays , desX de mettre de J'ambifion dans tous les cœi^rs. L'effet de la pauvreté est d'y fair.e naître le désespoir. La pre^ mière s'irrite par le travail ; l'autre se console par la paresse.
La nature est juste envers l^s^oiùines; elle les récompense de leurs peines; elle lés rend laborieux y parce qu'à de plus grands travaux elle attache de fbis grandes récompenses. Mais/ si un pouvoir airbitraire 6te lès récompensfe^ dé la natui'e , on reprend le dégoût pour lé travail , et IV naction paroît être le seul bien.
396 I» l'esprit séS lois.