‹ ŒuvresChapitre 259 sur 336 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

De la remise des tributs.

La maxime des grands empires d'Orient , de , remettre les tributs aux provinces qui ont souffert, devroit bien être portée dans les états monar* chiques. Il y en a bien où elle est établie; mais elle accable plus que si elie n'y étoit pas , parce que le prince n'en levant ni plus ni moins, tout Tétat devient solidaire. Pour soulager un viHage qui paie mal, on charge un autre qui paie mieux ^ on ne rétablit point le premier, on détruit le second. Le peuple est désespéré entre la nécessité de payer de peur des exactions , et le danger de payer de crainlé des suY*charges.

Un:tétat bien gouverné doit mettre pour le premier article de sa dépense , une somme réglée pour les das fortuits. Il en est du public comme des par* ticuliers, qui se ruinent lorsqu'ils dépensent exactement les revenus de leurs terres.

A l'égard de la solidité entre les habitants du même village, on a dit * qu'elle étoit raisonnable,

' f^ofezle Traité dês finances des Romains , chap. ii, imprimé à Paris, en 174».

Page 1