‹ ŒuvresChapitre 276 sur 336 · DK I.']»PMT DBS IMB · texte numérisé non relu

DK I.']»PMT DBS IMB

n'est venu jusqu'à nous : inais il y a appàrenee qu'il 7. eu eut;,'|H|isque ce tnal ^t suspendu juft* qu^u temps des Loiâbardar. . - * .

Il j a deux siècles. qu'une maladie inconnue à nos pères passa da nouveau monde dans, celuici^ et vint attaquer la nature humaine jusque dans la source de la vië^ et des plaisirs^ On vit la plu-^ part de^ plus grandes familles du midi de l'Europe périr par un mal qui devint trop commun pour être honteux , et fie fut plus ^ne funeste. Ce fut la soif de l'or qui perpétua cette maladie ; on alla sans' cesse en Amérique, et on eni^apporti toujours de nouveaux levains. • . ■

. Des raisons pieuses;; voulurent démander .qu'on laissât cette punition surie crime : mais, cette calamité étoit entrée danàjè.seio du mariage , et avoit déjà corrpDGipti l'enfance^jnéme.

Gommé , il est de là sagesse ;des' législateurs de veiHa* à la san^é des citoyens, il eût été trè3 sensé d'ari^étér cette oommuniefttion par des lois iaites sur le plan dès lois mosaïques.

La pesfe est ùfi mal dont les ravages sont en- * coreplus prompts et plus rapides. Son siège principal e^t en Egypte, d'où elle se répand par tout Funivers. On a fait, dans la plupart des états de l'Europe de très bonà règlements pour l'empêcher d'y pénétrer, et on a imaginé de nois jours un moyen admirable de l'arrêter : on. forme upe ligne

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detrci^pe^ autour du pi^s infecté/ qul^empéché toute commimication^ . * . • ^

Les furcs <^, qui n^out à cet égard aucuiiç police, voient les chrétijens dans la méncie yiUe éçhap* per au danger, et eux seuls périf : ils achètent leà habits des pestiférés^ s'en vêtent, et vont léU^ train'. La doctrine d'un destin rigide'^ qui règle t(nit.£ii!; du magistrat un spectateur trânqUi^e : â p«iisë que Dieu a déjà tout &it,' et que lui n'a rien À -faire. " •• v . ^ • •, V-t :

/CHAPITRE XIL.

Des lois coùtre ceux qui se tuenf ' éuist-ipéniesl^

Itous ne voyons point dans les histoires que les Romain^ se fissent çiourir sans sujet : mgis les Anglois se tuent sans qu'on plusse imaginer aucune raisoh qui les y détermine y ils ^e tuent dans le sein mémo du bonbeur. Cette action , chez leà Romains, étoit FëSet de TédncatiQn; «^Id'tenoit à leurs niànière^ de peoaler et à letirs contitimies.' Gheaslles Anglois^ elle est l'effet d'une merlàdié ^-j elfe »ttëÉt

• 'KtCdMX^àeV Empire Ottoman, page 284* ;

* L'action de cenx qui se tueni eux^mém^ eit tioMoàire t là ^toi iiAtiweUe«K À'iareli^ça^yéléc '• , . ^ .. .- -^ .

3 EUe pouiToit bien étte compliquée avec le scotl>Qt^ qui^ surloat dans quelques pays ji^ rencl un hpmme bizarre et 'itisappoîtable à lui«mtee. f^oy^gp dePnmûoi* Pyrard, part; il, ebap.xxi.- ' >

438 W L'BiPRlT DES LOIS.

à Vétat physique dt la machine , ^ est ind^pen^. dante de toute autre cause. - . {

il y a appai-eiKse qiiie ç'cfitun délaut de fittration da iuc aerveux: h machine » dont lç& forces mo* triûes se trouvent 4 4x>iit moK^t sana action , est leste d'eUe^n^ç; Tame ne senjt potoît^e douiem^ ttiaia une certaine difficulté <le Fenistence. La .dour leur eaK uamid ^^^^ m^ noua^ porte <^u déur jAd jfiÀr wwft cettedoulctur ; le poids d^ bine est un mal qui n'a point de lieu particulier^ et qui nous Ibortê au désir de voir finir cette vie. ■^ n est dair que les lois civiles de quelques pays oilt eu des raisonspdur Bétrir lliontieide de soiméîne : mais en Angleterre on ne petit pas plus le pimir qu'on ne^punit les effets de k démence.

GHilf^ITlUB XUL

ËSeU qui résiilteot du' dimat J'AJBgfetefre.

Dans une* nation à .qiii xti^ i|ia}i|di^.4u climat afieoM tellement l'aitoeiqtt'ellej^^rc&t porter le dégoàt de toutes choses jusqu'à œhii de la vie y on volt bien qu0 le gouvernement qui conviendroit le nûfux à des |;ens à qui ,tout seroit insup* portablenserott celui où ils ne pourrôient pas se prendre i, un seul de ce quf causerôit leurs chagrins; et^oÀ les lois gouvernant plutôt que les

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homities ^ U &ùdroit) peur chaii^err^tat, lesren^ versa* elles-àiémè^.

Que ^ la même' nation avoit encore'reçù' du climat un /Certain caractère d'impatience qui ne lui permît pas de souffnr long-4emps lêâ tnâinef choses j on voit bien qtie lé gouvernement >doift nous Venons de parler seroit encore' lé ptttli dôn^ venable. - ' • : .

Ce caractère -d*impàtiehce n'est ^i grand pàf lui-même; mais if petit le deVeniJr beaucovp quian)! il est joint a3Kec le courage. . . . ^

n est différent de la légèreté , qui Isiit cpie Ton entreprend sans sujet , et que Ton abandonne de même; il appro<^e plus de.FofHniàtreté, parce qu'il vienf d'un sentiment des maux, ^i vif^ quHl ne .s'aflbiblit pas miemç par l'habitude (le les souffrir.

Ce caractère j dans une nation libre , seroit très propre à déconcerter le^ projets de la tyrannie ■ , qui est toujours lente et foible d|ins ses commehi^ements ^ comme elle est prompte et vive dans sa fin ; qui ne montre d'abord qu'une main pbur secourir, et opprime ensuite avec une infinité dé

bras.

' ' " '- La servitude commenôe toujours par le som-

méiL Mais un peuple qui n'a de repos dans 'âu«

* Je fnnài û» lee «lotpovr lé dMseu» de leiiter^ejr le |>ouvoir établi, et surtout ladémocnitie. Cest la significatioii que lui donnbient les Greéf et les Ronàins.

440 ^ BE I^'CSPIOT 0ES..XiOIS.

c«uï6 sttuatioB^ ..qui se hâte sans: c^e et trouve tous les endroits douloureux^ ne (lourroit guère s^endormif. . .

• La politique e^t mie lini^ sourde qui use et qui parvient Icintemiçnt à sa fin. Qr, les hommes^dont nous venons de ^Muier ne pourroient ^utenir les lenteurs I tes détails, le! sang-lrq^d des négociations; ils y réussiroienl: souvent moins qye toute autre nation f et ils perdrQient par leui^s traités ce l'ib auroieiit obtenu paii'.lçùrs armes.

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