‹ ŒuvresChapitre 289 sur 336 · LIVRE XV, CHA.PITRE X · texte numérisé non relu

LIVRE XV, CHA.PITRE X

de bétail, ou d'étoffe :' l'objet de leur esclavage n'alloit pas plus loin. Cette espèce de servitude est encore établie en Hongrie, en Bohême, et dans plusieurs endroits de la Basse-Allemagne.

La servitude personnelle regarde le ministère de la maison, et se rapporte plus à la personne du maître.

L'abus extrême de l'esclavage est lorsqu'il est en même temps personnel et réel. Telle étoit la servitude des ilotes chez les Lacédémoniens ; ils étoient soumis à tous les travaux hors de la maison , et à toutes sortes d'insultes dans la maison : cette ilotie est centre la Àature de& choses. Les. peuples simples n'ont qu'un esdava^ réel ', parce, que leurs femmes et leurs enfants font les travaux domestiques. Les peuples voluptueux ont un esclavage personnel , parce que le kixe demande le service des esclaveçdans la maison. Or l'ilotie joint,, dans les mêmes personnes, l'esclavage établi chez^ les peuples voluptueux, et celui qui est établi chez les peuples simples.

■ Vous ne pourriez (dit Tacite sur les mœurs des Germain») distinguer le maître de Tesclave par les délices de la vie.

458 DE l'esprit d^ lois.

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