LIVRE IV, CHAPITRE VI
libres, dans les préjugés qu'ils otà, ysdncus, dans les passions qu'ils ont soumises.
Le Paraguay peut nous fournir un autre exeniplel On a voulu en faire xui crime à \si société, qui regarde le plaisir de commander comme le seul bien de la vie; mais il sera toujours beau de gouverner les hommes en les rendant plus heureux'.
Il est glorieux pour elle d'avpir été la première qui ait montré dans ces contrées l'idée de la religion jointe à celle de l'humanité. En réparant les dévastations des Espagnols, elle a commencé à guérir une des grandes plaies qu'ait encore reçues le genre humain. .
Un sentiment exquis qu'a .cette sod&té pour tout ce qu'elle appelle bonneuTy son zèle pour une religion qui humilie bien plus ceux qui l'écoutenVftjùe ceux qui la prêchent, lui ont fait entreprendre de grandes choses , et elle y à réussi. Elle a retiré des bois des peuples dispersés, elle leur a doimé une subsistance assurée, elle les a vêtus r et, quand elle h'auroit fait par là qu'augmenter l'industrie parmi les hommes , elle auroit beaucoup fait.
Ceux qui voudront faire des institutions pareilles établiront la communauté de biens de la république de Platon, ce respect qu'il demandoit pour
' Les Indiens du Paraguay ne dépendent point d'un seigneur par» tjculier, ne payent qu'un einquîème des tributs, et ont des armes à feu pour se défendre.