partie de la peme soit Vinfiimie de la souffrir. u
Que s'il se trouve des pays où la honte ne soit pas une suite du supplice ^ cela viecit de ta tyranme^ qui a infligé les mêmes peines aux scélérats et aux ^^s de bien.
Et, si Voua en voyez d'autres où les hommes ne sont retenus que par des supplice^ cruetsy comptez encore que cela vient en grande partie, de la violence du gouvernement, qui a employé ces supplices pour des feutes légères.
Souvent un législateur qui veut corriger un mal ne songe qu'à cette correction ; «es yeux sont ouvert» sur cet objet , et fermés sur les inconvénients. Lorsque le mal e^t une fois corrigé , on ne voit plus que la dureté du législateur ; mais il reste un vice dans l'état , que cette duireté a pro- ^t^ les esprits sqnt oorrompus^, ils se 9ont accoutumés au de^otisme.
Lysandre * ayant remporté la victoire Sur les Athéniens, on jugea les prisonniers; on accusa les Atibéniens d'avoir précipité tous les captifs de deux galères, et résolu, #n pleine assemblée, de couper le poing aux prisonniers qu'ils feroient. Ils furent tous égorgés, excepté Ady mante, qui s'étoit opposé à ce décret. Lysandre reprocha à PhilocUs, airant de le Êdre mourir, qu'il avoit dé-
■ Xénophon, Histoire, lir. n.
LIVKE VI, CnAPfTBE XIII. lyS
pravé les espnts et £^t âe% leçons de enianté à toutse la Ovèoe.
« Les Argiens, dit Plutarque % ayant feît mourir lequinee cents de lems citoyens, les Athéniens «firent apporter tes sacrifices d*expîatîon, afin c qu'il pUjt aux dieux dé détourner du coeur des « Athéniens une tà cruelle pensée. »
Il y a deux genres de corruption; Fun, lorsque le peuple n'obsenre point les lois; Fautre, lorsqifil est corrompu par les lois : unal incurable, parce qu'il est dans le remède même.