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TRAITEMENT DU SQUIRRE DU TESTICULE

Je dois faire ici le même aveu que pour la tenir la fonte gangreneuse de la surface mamaladie fongueuse, au sujet du traitement lade aussitôt qu'elle s'ulcère; car j'ai vu une soit général, soit local. On doit essayer le tumeur fongueuse considérable de la mamelle même mode de traitement pour voir si la ma- se gangrener, puis se cicatriser , et la femme ladie cédera à sou influence. Ainsi, il faut qui en était atteinte quitter l'hôpital avec les avoir recours au calomel , à l'opium, aux apparences d'une parfaite guérison. Quoique sangsues., aux lotions évaporantes et au déçu- je ne puisse assuiser si cet heureux état a perbitus dorsal. sisté , toujours est-il qu'elle n'est pas revenue

Si la maladie n'éprouve aucun amendement chercher les secours de l'art, par l'emploi de ces moyens , on peut reconnaî- On peut produire une mortification étendue tre que tous les efforts de la médecine se ré- des végétations fongoîdes par l'application de duisent ici à l'expérimentation. l'alun pulvérisé, dont on saupoudre la surface

Le squirre du testicule laisse plus de temps malade, pour les essais que la maladie fongoïde ; cepen- Pour nettoyer la plaie, dissiper l'odeur indant il faut bien se garder de différer assez l'o- fecte et produire une surface de meilleure përation pour donner le temps à la maladie nature , l'acide nitrique est un topique exceld'envahir le cordon ou de s'accompagner du '^n* "' on l'emploie dans la proportion d'un développement d'une tumeuf' dans l'abdo- gros pour 2 livres d'eau distillée, men. I^es chlorates de chaux et de soude sont aussi

Quant au traitement local du fongus et de très-utiles pour obtenir le même résultat. (1) l'inflammation squirreuse , son objet est d'ob-

f i) sir A. Cooper a attire l'attentioa sur les complications fréquentes du cancer du testicule, et il a parle de la tumeur de même nature qui se développe dans l'abdomen. Dans l'observation suivante, on verra une ve'ritable liaison existant entre le siège primitif de la malaJie et les viscères renferme's dans les cavite's du tronc. Sous ce rapport, cette observation présente beaucoup d'inte'rêt.

Observation. — Cancer du testicule coïncidant avec des affections analogues du cerveau et des poumons, par Heniy Earle. {J^ondon medico chirurgical transactions , tom. 3, p. 49-) — Thomas Dennie, âge' d'un an et neuf mois, fut présenté à Henry Earle , le 10 juin l8i l, pour une maladie du testicule gauche. A l'âge d'un an, il avait été pincé en cet endroit par sa soeur et s'était beaucoup plaint. Cependant on n'avait donné aucune attention h cet accident; quinze jours «près, sa mère s'aperçut que le testicule gauche était plus volumineux que le droit. Depuis ce moment, il ne cessa d'augmenter de volume , divers traitemens furent employés sans succès. Deux fois la maladie fut prise pour un hydrocèle, et le trois quarts, plongé dans la tumeur, n'amena aucun liquide. Ces opérations furent suivies de peu d'inflammation, et il ne parait pas que la maladie en ait été aggravée. Lorsque Henry Earle vit cet enfant , son testicule était plus gros qu'un œuf d'oie , et il atteignait jusqu'au condyle interne du fémur quand il n'était pas soutenu ; il était de forme ovalaire ; sa surface était régulière et polie ; elle était rénitente et produisait la sensation d'uu liquide contenu ians un kyste , à tel point, qu'un chirurgien très-expérimenté n'hésita pas à considérer la maladie comme une hydrocèle. Toutefois, la tumeur n'offrait aucune diaphanéité ; elle était beaucoup plus lourde qu'un pareil volume d'eau; on ne pouvait découvrir ni testicule, ni épididyme à sa partie postérieure el inférieure. L'enfant avait un aspect cachectique , sa peau était de couleur jaune-verdâtre et couverte d'une sueur visqueuse ; ses muscles étaient flasques et atrophiés ; sa tète était volumineuse et saillante en avant ; ses yeux étaient appesantis; les pupilles étaient dihiées ; l'iris avait une couleur noire si foncée qu'on le distinguait à peine de la pupille ; la respiration était anxieuse ; l'enfant toussait ; son pouls était fréquent et dur; l'abdomen était volumineux et tendu; il y avait une constipation habituelle.

Après quelques tentatives de traitement interne et local , Ileary Earle, remarquant que le cordon conservait son intégrité, se décida à l'opération, qu'il pratiqua le 22 juin, au dix-septième mois de la maladie.

La tumeur ayant été mise à nu , une ligature fut passée autour de l'artère , tout près de l'anneau inguina

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